14 juin 2017

Thierry Lardeux, Monsieur #SportAngers

#LesIndispensables. Ils ne sont pas sur le terrain à jouer, mais sans eux, il manquerait quelque chose… Ce sont les indispensables du sport angevin ! Vous l’avez déjà entendu à la radio, vu à la télé. Peut-être même croisé dans Angers. Thierry Lardeux est (presque) toujours là lorsqu’il s’agit de sport angevin. Portrait.

Par Florent Ouvrard

Une arrivée en sifflotant, sur notre lieu de rendez-vous. Après une longue journée de travail chez Angers Télé, entre montage vidéo et présentation d’émission, Thierry Lardeux n’a rien perdu de sa bonne humeur. « J’ai la chance de faire ce métier. Quand je me lève le matin, je suis heureux. Ça fait vingt-cinq ans que je fais ça, je ne me dis pas que je vais m’ennuyer », raconte ce père de famille, âgé de 48 ans, et qui se caractérise comme « un angevin pur beurre, pur sucre ».

Né à Angers, formé à la Croix-Blanche

Une naissance à Angers, puis une scolarité qui va de l’école Saint-Antoine à l’Université Catholique de l’Ouest. Thierry Lardeux, dont les parents sont originaires du segréen, connaît par cœur Angers. Et, surtout, son stade de l’Arceau. C’est là-bas que sa vie #SportAngers a véritablement commencé, au club de la Croix-Blanche. « Mon frère avait pris une licence. A partir de huit ans, je prends la mienne, et j’y fais toute ma carrière amateur jusqu’à 40 ans, excepté une année où je suis parti ailleurs. Après, j’ai fini en vétéran à NDC. Bon, Raymond Kopa avait déjà arrêté ».

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Au fil des années, le ballon rond est devenu une passion pour Thierry Lardeux qui avoue qu’il ne passe pas « deux jours sans regarder du sport à la télé, surtout du football ». Plus jeune, c’était à la radio qu’il s’en imprégnait. Et l’écoute de certaines voix, comme celle d’Eugène Saccomano (RTL), lui ont donné l’envie de s’essayer. « Je me souviens, j’enregistrais une chronique un peu décalée sur Oxygène Radio toutes les semaines. J’ai vite senti que c’était mon truc ». Il profite alors d’une place qui se libère quelques années plus tard dans cette même radio pour mettre son premier pied dans le journalisme radiophonique. « J’ai fait mon service militaire à Angers, je trouve ensuite du boulot ici. Je me suis dit : c’est pas possible, je ne peux pas partir ! ».

Une histoire singulière avec le SCO depuis 1993

C’est donc le week-end, en général, que Thierry Lardeux s’échappe d’Angers. Pour sillonner les stades de football de France. Pour lui, « rien ne vaut l’adrénaline du direct ». Et certains moments ne s’oublient pas. « Je suis plutôt quelqu’un à souvenirs. Mon premier match, c’était à Laval, en 1992. Puis la même saison, 1993, je commente le match de la montée en D1 contre Guingamp. Sur le but, je pars dans les tours…». Vingt-deux ans plus tard, au micro d’Angers Télé cette fois, il revit les mêmes émotions avec le retour du SCO dans l’élite après plusieurs années en National et Ligue 2. Des années se sont écoulées, mais Thierry Lardeux n’a jamais perdu de vue son club. Radio Oxygène, dans un premier temps, le fait suivre chaque week-end l’équipe jusqu’en 1996 alors qu’il n’a « jamais fait ça de sa vie ». Puis, après cinq ans de correspondance pour LCI, il construit son entreprise de production audiovisuelle. En parallèle, RTL lui ouvre ses portes pour faire des correspondances dans le multiplex.

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Un média qu’il n’a pas quitté, par choix, et qu’il concilie avec son activité télévisuelle sur Angers Télé : « Pour moi, mon média, c’est vraiment la radio. T’es en direct, tu te plantes, tu te plantes, c’est comme ça. Tu dois gérer tes émotions, savoir meubler. Il n’y a pas meilleure école. C’est du stress, mais du bon stress. Dans la radio, tu as cette part d’imaginaire que tu n’as pas à la télévision ». Alors forcément, s’il est envoyé à Angers, il sait qu’on ne va pas sentir qu’il est « pro-Angevin ». Car Thierry Lardeux ne s’en cache pas : « Ça ne me dérange absolument pas de dire que je suis supporter du SCO. Il faut juste savoir faire la part des choses : si un joueur rate une énorme occasion ou l’équipe ne joue pas bien, il faut le dire. C’est tout ».

« Dans le sport, tu partages des émotions »

Le SCO, le football et son métier lui permettent de faire des rencontres. « Je connais beaucoup de monde, beaucoup de monde me connait. Angers est un village, les connexions se font très vites, constate Thierry Lardeux. Je me suis fait tellement de copains dans le sport… Si tu réfléchis, c’est quoi la vie ? L’amour de ta femme et de tes enfants, bien aimer ton boulot, et des gens avec qui tu partages. Et dans le sport, tu partages des émotions avec ces gens-là ». La vie ne parait finalement pas si compliquée : « Aussi, j’aime bien traîner dans les bars. J’essaie de perdre le moins possible ma jeunesse ». Dans l’esprit, c’est certain. Pour le corps, c’est devenu plus compliqué, en raison d’un genou douloureux. « C’est embêtant de vieillir pour ça. Mais c’est ainsi, c’est la vie. Si je rejoue au foot, je sais que je vais avoir mal trois jours, mais je vais le faire. Et s’il faut aller sur le billard pour rejouer, je le ferais. Mettre un petit pont, un dribble à quelqu’un, même à un copain… Il se passe quelque chose ». L’amour du sport, et particulièrement du football, reste et restera à jamais plus fort que tout.

 

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