20 décembre 2016

#MaDalleAngevine par Claire Supiot

#MaDalleAngevine par Claire SUPIOT. Nageuse Handisport au club d’Angers Natation, Claire Supiot s’est fixée pour objectif de participer aux Jeux Paralympiques de Tokyo en 2020. Et elle s’entraîne en conséquence… A son tour de partager sa Dalle Angevine !

1- Quelle est ta définition de #LaDalleAngevine ?
C’est sortir de ma zone de confort, me dépasser, avoir des sensations fortes, de la peur. Quand ça fait mal, obliger mes bras à faire tout le boulot à la place des jambes 🙂 ! La Dalle Angevine c’est aussi quand je me lève à 4h57 du matin pour aller nager à Jean Bouin et qu’il fait -5 dehors, ou bien le soir lorsque mon chéri est rentré, que la maison est bien chaude avec la cheminée et que je dois repartir pour ma 2ème séance. La Dalle Angevine, c’est quand l’entraînement devient difficile, que je suis fatiguée, et que je sers les dents en pensant à Tokyo 2020.

2- Ton meilleur moment de Dalle en tant que sportive ?
Cette année au mois de septembre, au moment des interclubs en natation valide (j’ai la double licence valide FFN et invalide FFH) où je me lance pour un 200 mètres papillon, une spécialité que je n’avais pas nagé depuis presque 28 ans (recordwoman de France de la spécialité en 1988, Claire a été sélectionnée pour les JO de Seoul cette même année, ndlr) ! C’est une épreuve difficile que beaucoup de nageurs boudent mais là, à Jean Bouin, tous les copains et copines du club d’Angers Natation de course étaient là en face de ma ligne pour m’encourager. Cette course m’a fait mal aux bras, mal aux tripes mais pour l’équipe, j’ai tout donné… et vous savez quoi et bien s’il le faut je le referai et je pense encore mieux !

3- Ton meilleur moment de Dalle en tant que spectatrice ?
La montée du SCO en Ligue 1.

4- A quelle autre team angevine vas-tu transmettre ta Dalle comme supportrice ?
Pas une ! Mais plusieurs : l’UFAB, les Ducs, le SCO, l’équipe de natation synchronisée…

5- La plus grande Dalleuse dans ton club ?
Il n’y a pas une dalleuse en particulier mais plusieurs parmi les nageuses du centre d’entraînement du club d’Angers Natation de course. Je les vois à l’entraînement (dès 6h30 avant d’aller en cours), je les vois en compétition, et elles ont bien La Dalle Angevine dans le regard de la chambre d’appel… Elles ne sont pas encore championnes de France ou même recordwomen de France, mais elles en ont toutes l’attitude, la rage. Bref, tout ce qu’il faut pour être les meilleures. Elles ont le courage de ne pas être de « simples, d’ordinaires » collégiennes, lycéennes, étudiantes, elles sortent du « moule », leur persévérance et leur abnégation paieront !

6- Ton rituel pour avoir la Dalle avant la compétition ?
Préparer et prévoir mes repas et mes boissons pour toute la durée de la compétition.

7- La chanson qui te met la Dalle ?
Dont’ Stop me now, des Queen. Mais je suis preneuse d’une creation #LaDalleAngevine ! Pourquoi ne pas demander aux étudiants de l’UCO de nous en créer une ?!

8- Laquelle de tes adversaires rivalise avec notre Dalle Angevine ?
Encore une fois, difficile d’en nommer une seule. Maintenant que je suis nageuse de haut niveau en handisport, je dirais que toutes les nageuses handisport de haut niveau ont cette Dalle. Pour avoir connu le haut niveau en valide aussi, le handisport a ce petit plus de revanche sur la vie… J’ai énormément appris lors d’une compétition aux Etats Unis. Là-bas, c’est vraiment une autre dimension, les nageuses avaient vraiment la Dalle de vaincre, elles étaient belles de ces valeurs de respect et d’amitié avant d’en découdre pendant les courses !

9- Un moment difficile dans ta carrière où il a fallu garder la Dalle ?
Ne pas m’être qualifiée aux Jeux Paralympiques de Rio l’été dernier pour une raison « administrative » dans le texte ! Maintenant en commençant une nouvelle carrière de haut niveau dans le handisport en 2016, je m’étais fixée 4 ans jusqu’en 2020 quoi qu’il arrive…alors disons qu’à présent j’ai encore plus La Dalle Angevine,  la « rage de vaincre ».

10- Le lieu à Angers qui représente le plus #LaDalleAngevine ?
Le complexe sportif de Jean Bouin. Beaucoup de sports y sont réunis, que ce soit en individuel ou par équipe, hommes, femmes, valides, invalides, jeunes, plus âgés. Et puis le loisir croise les athlètes de haut niveau aux horaires du public !

11- Et quand tu as une grosse Dalle, tu manges quoi ?
J’ai la chance d’avoir un chéri qui aime cuisiner, innover, me faire plaisir tout en respectant mes envies et mon équilibre alimentaire. Alors lorsqu’il me fait un homard grillé avec un petit filet d’huile d’olive cuit sous le grill du four et qu’il l’accompagne de sa sauce beurre jus de gingembre frais… c’est juste une tuerie et je repars de plus belle avec #LaDalleAngevine 🙂

Claire entourée de son Président de club, Philippe Leblond, et de son entraîneur, Marc Supiot, "sans eux, cela serait difficile pour moi d'avoir La Dalle Angevine, je leur en suis tous les jours reconnaissante".Claire entourée de son Président de club, Philippe Leblond, et de son entraîneur, Marc Supiot, « sans eux, cela serait difficile pour moi d’avoir La Dalle Angevine, je leur en suis tous les jours reconnaissante ».


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