15 mars 2017

Clément Tabur, dans les pas de Nicolas Mahut

#MadeInAngers. Originaire de Saint-Lambert-la-Potherie, Clément Tabur a notamment évolué au Sporting Club de Beaucouzé, comme un certain Nicolas Mahut avant lui… A tout juste 17 ans, même si rien n’est écrit quant à son avenir en pro, ce lycéen a gagné le statut de jeune espoir du tennis français, en même temps qu’une certaine expérience sur le circuit junior… Et quelques belles lignes sur son CV ! Rencontre avec un garçon plein de talent, très attaché à ses racines.

Par Thomas Charrier

Clément, peux-tu nous parler de ton parcours ?
J’ai commencé à jouer au tennis chez moi à Saint-Lambert, puis à Beaucouzé, situé à quelques kilomètres. Après cinq années de pratique, je suis entré en sport-études à Nantes. J’y ai joué une saison, avant d’intégrer le pôle France de Poitiers. Enfin, je suis entré à l’INSEP (Institut National du Sport de l’Expertise et de la Performance) à Paris, depuis maintenant deux ans.

Tu  gravis les échelons petit à petit… Partir de chez toi aussi jeune, ça n’a pas été trop dur ?
Non, pas spécialement. Au début, je rentrais tous les week-ends. Puis, au fur et à mesure j’ai commencé à m’entraîner aussi ces jours-là, à partir durant trois, voire quatre semaines… Donc maintenant, j’ai l’habitude. C’est toujours un plaisir de rentrer chez soi, évidemment. A côté de cela, quand je suis en tournoi, j’ai la chance de découvrir de nouveaux paysages, de nouvelles personnes…

Aujourd’hui tu es donc à l’INSEP. Raconte-nous la journée type d’un jeune lycéen sportif de haut niveau.
Je me lève à 7h du matin, je vais prendre mon petit-déjeuner puis je vais en cours (il est en 1ère, Ndlr), de 7h45 à 9h35. J’enchaîne avec 45 minutes-1 heure de travail physique, puis 1h30 de tennis. Après le repas du midi, je me repose un peu dans ma chambre avant de repartir pour une heure de cours, de 14h15 à 15h15. Ensuite, je fais environ deux heures de tennis et je finis par un peu de récupération. Le soir, avant de manger, je vois régulièrement le kiné durant une demi-heure. Enfin, pour terminer ma soirée, j’ai 1h15 d’étude et je me couche vers 22 heures.

« Mentalement, je ne lâche rien ! Même mené, je me bats à fond sur tous les points »


Quel type de joueur es-tu sur le terrain ? Un Dalleux ? 😉
Oui, mentalement, je ne lâche rien ! Même mené, je me bats à fond sur tous les points. Sinon, je suis plutôt un joueur solide du fond de court, qui frappe fort. Physiquement, je suis capable de rester longtemps sur un court et je suis assez rapide. On peut dire que je suis un attaquant de fond de court, mais dès que j’ai l’occasion d’aller vers l’avant, je le fais. J’ai un service puissant aussi. Je joue avec mes armes, dans tous les secteurs de jeu.

Qu’est-ce que tu dois encore travailler aujourd’hui ?
Je dois encore améliorer mes deuxièmes coups de raquette (après le service ou en retour), mes volées de revers, les petits jeux de main (amorties et chop). Je dois également progresser dans les moments de prise de balles en coup droit, et être plus constant dans l’application que je mets pendant les matchs.

Tu t’inspires de notre Nicolas Mahut local ?
Oui, je m’appuie sur Nicolas. Surtout sur son parcours que j’ai suivi jusqu’à présent. On n’a pas vraiment de point commun dans notre jeu. En revanche j’apprécie de jouer en double, tout comme lui.

nicoEn 2013, alors âgé de 13 ans, Clément croise sur le court Nicolas Mahut

Arrives-tu à garder des contacts sur Angers ?
Bien sûr ! En particulier avec mes amis de Saint-Lambert, que je connais depuis la maternelle.

C’est important pour toi ?
C’est très important ! Dès que je rentre chez moi, j’essaie de les voir un maximum. J’ai une famille aussi, avec qui je veux passer du temps. C’est parfois difficile de voir tout le monde, mais je fais des efforts pour y arriver. Malgré mes longues absences, je ne veux surtout pas couper ces liens !

Un petit mot sur La Dalle Angevine ?
Je suis l’association sur Twitter. J’aime bien le principe de soutenir et encourager les équipes et les sportifs du coin. A l’avenir, j’espère qu’elle me soutiendra aussi !

Quel est ton plus beau souvenir tennistique ?
C’était l’année passée, en février 2016 à Cholet. J’ai représenté la France lors de la Coupe d’Europe des équipes nationales, pour les jeunes de 16 ans (la Winter Cup). Mes parents et mes grands-parents étaient là pour me voir !

« Roland Garros juniors, l’une des plus grandes échéances de la saison »


As-tu un rituel, les jours de match ?
Pas vraiment… La veille d’un match, je prends du temps le soir, pour bien préparer mes raquettes, mes sacs et mes tenues.

Quels sont tes prochains rendez-vous ?
Je vais d’abord disputer des tournois Futures à Toulouse et Poitiers. Ces compétitions  me permettent de rencontrer des seniors et de remporter des points pour pouvoir rentrer dans le classement ATP (le classement mondial du tennis masculin, Ndlr). Ensuite, je basculerai sur des tournois de préparation à Roland Garros juniors, l’une des plus grandes échéances de la saison.

Et tes objectifs ?
Mon ambition est de rentrer dans le classement ATP. Avant, je veux atteindre le classement junior me permettant d’accéder aux tableaux des Grands Chelem (Top 50), et exceller au maximum sur ces tournois prestigieux. Surtout à Roland Garros !


17 ans, et déjà quelques lignes à son palmarès
 >> Clément pointe au 115e rang du classement ITF (le classement juniors).
>> En 2015, il remporte le tournoi ITF de Doha, en réalisant de très grosses performances.
>> La même année, il s’offre la Coupe de France 15 ans, qui s’est déroulée à Valence.
>> Il a également gagné plusieurs tournois régionaux.

Sa bande de copains d’enfance : « Clément a toujours eu cet esprit de compétition, l’envie de gagner »
Comme il aime à le rappeler, Clément Tabur entretient un rapport particulier avec son village d’origine… et ses potes d’enfance. Avec Antoine, Teddy, Alex, Gauthier, Elie, Adrien et Félix, il a su tisser une amitié plus qu’indestructible. Les sept compères se remémorent ensemble quelques souvenirs partagés avec leur ami de toujours, et lui témoignent toute leur affection : « Déjà lorsque nous étions petits, il était plus fort que tout le monde, dans le sport et en dehors. Il a toujours eu cet esprit de compétition, l’envie de gagner. On savait qu’il avait quelque chose en plus ! Ses parents ont toujours été derrière lui, et ils sont toujours là. Au club de tennis, sa maman rajoutait des entraînements pour que l’on joue avec lui. C’est essentiel de garder contact avec lui. Quand il n’est pas là, on prend des nouvelles et quand il revient, c’est le premier à nous demander ce que l’on fait. Clément n’a pas changé, il est resté le même : humble, avec les pieds sur terre. Nous sommes très fiers de son parcours et de ce qu’il accomplit. Et surtout, nous sommes très fiers de lui ! ».

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