4 septembre 2017

Mathieu Rousselot apprend patiemment le haut niveau

#Association. Nous vous présentons les 5 projets retenus par le jury LDA dans le cadre de la première édition de l’appel à projets sportifs lancé par #LaDalleAngevine. 5 projets qui bénéficient de la part de l’association d’un accompagnement à la fois financier et médiatique. 5ème et dernier épisode avec le jeune escrimeur handisport Mathieu Rousselot, vice-champion de France senior à l’épée en juin dernier, qui du haut de ses 18 ans va découvrir cette saison le circuit international.

Par Valentin Deudon // Photos RLPhotographie

« Mon projet me permet de dépasser mon handicap. Le sport, c’est la compétition, mais c’est aussi la sociabilisation, la rencontre de l’autre et du monde ». Ces mots signés Mathieu Rousselot montrent bien la maturité du personnage, pas encore 18 ans et déjà porteur d’un projet cohérent et à long terme. Une phrase qui en dit long aussi sur sa façon de vivre son sport, sur son importance « vitale » au quotidien. Son sport, c’est l’escrime, qu’il a découvert à l’âge de 8 ans lorsqu’un Maître du club d’Angers est venu réaliser une démonstration dans son école. « J’ai pris une licence au SCO Escrime et je n’ai plus quitté le club depuis ». Il pratique d’abord avec les valides, avant que son handicap moteur, qui le prive depuis la naissance de l’usage optimal d’une jambe et d’un bras, ne devienne trop contraignant. L’Angevin intègre alors la Fédération handisport et son club rouvre une section adaptée.

Une première médaille, « à force de persévérance et d’entraînements »

art2Mathieu doit alors faire évoluer sa pratique en utilisant un fauteuil et du matériel adéquat. « A force de persévérance et d’entraînements, j’ai remporté ma première médaille d’or handisport au tournoi de Villemomble en 2015, dans la catégorie Novice ». Novice, il ne le restera pas longtemps puisqu’il enchaîne les bons résultats. Récompensé par une sélection pour une étape de la Coupe du Monde U23 en mai dernier, il confirme un mois plus tard avec le titre de vice-champion de France Senior à l’épée ! Puis arrive l’équipe de France jeunes avec laquelle il a honoré sa première sélection en juillet aux championnats du Monde U23 en Pologne. Mathieu rentre aussi début septembre d’une semaine de stage chez les Bleus, avec les tout meilleurs tricolores de sa discipline. Des récentes étapes fondatrices dans sa progression : « J’ai envie de réaliser une première saison internationale pleine afin d’apprendre encore, d’acquérir de l’expérience pour essayer de rendre possible mon objectif ultime : disputer une olympiade. Tokyo sera certainement trop court, mais Paris en 2024 oui ».

La nécessité d’acheter son propre matériel pour le circuit international

Un niveau qui implique plus de compétitions et de déplacements pour ce lycéen de Terminale qui garde néanmoins en tête que « l’escrime ne suffira jamais pour vivre. J’ai besoin aussi de développer un projet professionnel en espérant trouver plus tard une entreprise qui acceptera les spécificités liées à ma pratique de haut niveau ». En attendant, Mathieu doit aujourd’hui s’équiper avec son propre matériel alors qu’il lui était prêté jusque-là. Voilà pourquoi l’accompagnement de l’association est précieux. Attaché à sa ville, Mathieu Rousselot n’oubliera pas non plus de « représenter le handisport angevin », avec aussi l’objectif de sensibiliser : « A travers des démonstrations ou témoignages, comme bientôt au CHU d’Angers, je veux montrer que l’on peut mieux vivre son handicap grâce au sport. Aller voir les autres personnes à mobilité réduite, c’est quelque chose que j’ai très envie de faire ».

 >> Découvrez en détail le projet des 4 autres lauréats de l’appel à projets sportifs 2017…

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Mathieu Rousselot : « Une vraie chance de pouvoir être aidé »
« Quand j’ai appris que je faisais partie des lauréats, j’ai d’abord été agréablement surpris. Puis je me suis dit que c’était une vraie chance de pouvoir être suivi médiatiquement et aidé financièrement. Ca fait vraiment du bien et ça donne envie de continuer. Ca va surtout être utile pour financer le matériel d’escrime qui coûte assez cher, et puis cette dynamique va pouvoir faciliter la recherche de nouveaux sponsors. On en a besoin, même si moi je me focalise plus sur l’entraînement, ma progression, la compétition. Je fais partie de la nouvelle génération qui intègre en ce moment l’équipe de France. La transmission par les plus anciens et l’expérience sont très importantes en escrime. Ce n’est que le début ».

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