11 octobre 2017

#MaDalleAngevine par Camille Aubert

#MaDalleAngevine par Camille Aubert. Après 2 saisons à Villeneuve d’Ascq puis à Nice, elle est de retour à la maison ! Capitaine et meneuse de l’Ufab49 en LF2, Dalleuse en chef de l’équipe, Camille Aubert jouait déjà à Angers entre 2012 à 2015. C’est vous, via Twitter, qui avez réclamé qu’elle partage à son tour sa Dalle Angevine… Un sondage à l’issue duquel notre N°53 tenait à remercier celles et ceux qui ont voté pour elle, avec une mention spéciale à « la fine équipe ».

Photos Franck Potvin

1- Quelle est ta définition de #LaDalleAngevine ?
Si on se réfère d’abord à l’expression, pour moi c’est avoir faim de victoires. Tous les sportifs se battent pour ça, gagner les matchs et donner le meilleur d’eux-mêmes. Mais #LaDalleAngevine c’est aussi un projet pour promouvoir le sport angevin et fédérer une sorte de communauté autour de ce slogan. Pour avoir vu jouer les ambassadeurs et créateurs que sont Charles et Olivier, il n’y avait certainement pas mieux pour diffuser cette Dalle. Je les ai vus se battre et tout donner sur un terrain, par leurs actions mais aussi par leur comportement, par la voix… J’aime beaucoup ces valeurs, et je m’en nourris en tant que sportive.

2- Ton meilleur moment de Dalle en tant que sportive ?
Ma première saison ici, en 2012-2013, alors que le club venait de monter en 2ème division. J’ai le souvenir d’une bande de copines qui étaient là pour prendre du plaisir, pour le sport et pas pour autre chose. On gagne notre place dans le final 4 où l’équipe est arrivée sans pression, mais avec cette rage de gagner ! On obtient l’accession en LFB en battant Calais en demi-finale, puis cerise sur le gâteau avec le titre de championne de France contre Nice en finale, chez elles, alors qu’elles étaient restées invaincues toute la saison… On n’était peut-être pas les meilleures, on n’avait pas le plus gros budget, mais cette année-là c’est la cohésion et l’envie qui ont fait la différence.

3- Ton meilleur moment de Dalle en tant que spectatrice ?
Pas de doute, c’est le match de la montée du SCO en mai 2015 contre Nîmes. J’ai eu la chance d’être à Jean Bouin ce soir-là. 3-0, un stade plein, la montée, le feu d’artifice… C’était génial, des ambiances comme ça, on en redemande. On a l’impression de faire partie de l’équipe dans ces moments-là. Et puis malgré l’enjeu et la pression, les mecs ne se sont pas ratés. C’était le match de leur vie et ils l’ont parfaitement réussi.

4- A quelle autre team angevine vas-tu transmettre ta Dalle comme supportrice ?
Je suis férue de sport donc je n’ai pas de problème à aller voir d’autres équipes. J’aime surtout les sports collectifs et on est servis ici à Angers. Le foot, le hand, les Ducs… c’est toujours intéressant d’observer des sports différents. Même si cette saison je pense quand même que je serai plus souvent salle Jean Bouin pour encourager les basketteurs de l’EAB.

5- La plus grande Dalleuse dans ton club ?
Les gens verront d’eux mêmes mais je ne pense pas mentir en disant qu’on a vraiment une équipe de Dalleuses cette saison. Mais si je dois en ressortir 2 je dirais d’abord Elise Prodhomme, qui est capable de lever la foule quand elle fête ses paniers à 3 points ! C’est une locale, une ancienne du club, elle incarne bien la Dalle. Isis Arrondo aussi, mon amie de toujours, qui vient d’arriver et qui par ses origines espagnoles a en elle la grinta, cet esprit de combat.

artCamille Aubert lors du 1er match de LF2 à domicile, le 23 septembre contre Chartres (60-43)


6- Ton rituel pour avoir la Dalle avant la compétition ?

La musique, comme beaucoup de sportifs. Je suis très musique espagnole, latine… Les jours de match en partant à la salle, j’aime bien démarrer avec des chansons assez lentes pour m’apaiser, me concentrer. Mais plus le match approche, plus je monte le rythme pour me mettre la gnaque… J’ai aussi le petit rituel du sms avec ma pote Isis. Nous sommes amies depuis longtemps et on s’est toujours envoyé un message de motivation nos jours de match. C’est un repère, on ne le rate jamais depuis des années ! Et ça continue cette saison même si nous sommes devenues coéquipières.

7- La chanson qui te met la Dalle ?
Despacito ! Je suis toujours sur la chanson de mon été, tout le monde en a marre mais moi ça reste 🙂

8- Laquelle de tes adversaires rivalise avec notre Dalle Angevine ?
Pas une joueuse en particulier, mais je parlerais des équipes du nord de la France, on en a quelques-une dans la poule cette saison. Pour y avoir joué, à Valenciennes et à Villeneuve d’Ascq, ce sont souvent des équipes qui ne lâchent rien. Avec un public qui fait du bruit, des grosses ambiances, des vrais brouhahas. Ca me permet d’ailleurs de faire un clin d’œil à nos Ufans qui se sont bien développés depuis mon premier passage. C’est super de les avoir avec nous à domicile et en déplacement.

9- Un moment difficile dans ta carrière où il a fallu garder la Dalle ?
Je n’ai pas été épargnée par les blessures… Avec les croisés à 3 reprises, à 15, 18 et 21 ans. A 15 ans, on m’a même dit qu’il faudrait arrêter le basket ! Mais ça m’a aussi permis de développer une force mentale, pour revenir de tout ça et garder confiance en moi. J’ai aussi intégré très tôt que je ne pourrais pas forcément compter que sur le basket. J’ai donc continué parallèlement des études : une licence STAPS management du sport, puis cette saison je termine à distance un Masters management des entreprises dans une école de commerce. Avec le recul, c’était un mal pour un bien.

10- Le lieu à Angers qui représente le plus #LaDalleAngevine ?
La salle Jean Bouin. J’y ai passé 3 belles années, avec des supers matchs, des salles pleines et de belles ambiances, comme quand Céline Dumerc et Bourges étaient venues y jouer. Parfois aussi on entendait des échos des supporters du match de foot qui se jouait à côté pendant notre séance. C’était sympa, c’est un endroit vivant du sport angevin.

11- Et quand tu as une grosse Dalle, tu manges quoi ?
Je suis assez gourmande… Plus sucré que salé. La plaque de chocolat, c’est souvent la tentation, par exemple après un entraînement ou un match où je n’ai pas été très contente de moi. J’essaye quand même de faire mes courses de manière cohérente pour limiter cette possibilité… Sinon à Angers j’aime bien aller manger à la Brasserie de la Gare depuis qu’elle a rouverte. Mention spéciale pour ses excellents desserts !

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