20 mars 2018

Alain Charrance, ambassadeur du sport angevin

#LesIndispensables. Pour lui le sport est bien plus qu’une passion, c’est toute sa vie. Alain Charrance prépare activement la 8e édition du Marathon Relais inter-Entreprises dont il est à l’origine. Mais ce n’est qu’une des multiples casquettes de cet Angevin qui oeuvre depuis plus de 40 ans pour le développement du sport d’entreprise et des nouvelles pratiques au sein de la FFF. Rencontre avec un acteur clé du sport à Angers.

Par Charles Dubré-Beduneau

Alain CHARRANCE 1Il parle de football avec l’expérience d’un sage mais on devine dans ses yeux l’émerveillement d’un gamin, au moment d’évoquer les souvenirs de son premier match du SCO, à l’âge de 14 ans. « C’était le 3 janvier 1960. Je m’en souviens comme si c’était hier. Le SCO recevait le grand Stade de Reims et ses vedettes (Kopa, Fontaine, Piantoni, Colonna…). Le stade était plein, l’ambiance magnifique, et le SCO l’a emporté 6 à 1. Je m’en souviendrai toujours, notamment des Angevins Stéphane Bruey, Ignace Wognin, Casimir Hnatow… », se remémore Alain Charrance, le sourire jusqu’aux oreilles. Les années passent, mais la passion reste intacte. À 72 ans, celui qui a été administrateur de son club de cœur à plusieurs périodes de sa vie (1977-1981, 1981-1982 et 2003-2006), ne manque évidemment pas un match des Dalleux.

Promoteur du sport d’entreprise, facteur de bien-être au travail

Depuis l’adolescence, Alain Charrance a toujours été à l’initiative de projets sportifs. « J’ai commencé comme animateur de centres de loisirs. Je faisais la tournée des plages l’été, j’adorais ça. Le sport a toujours été ma passion. C’est tellement riche ! Si je n’avais pas eu ça, je ne sais pas ce que je ferais… ». Embauché à la Caisse des Dépôts d’Angers, il est nommé Directeur du Centre de Loisirs du groupe, à FeneuPendant 26 ans, en tant que président de l’Union Sportive et Artistique de la Caisse (USAC), il développe le sport d’entreprise en organisant des nombreuses compétitions multi-disciplinaires, et pendant 20 ans des tournois internationaux de foot, convaincu que la pratique sportive entre collègues et avec ses supérieurs participe grandement au bien-être au travail. « Le sport d’entreprise est véritablement créateur de lien social, et véhicule des valeurs de solidarité et de convivialité« , insiste Alain Charrance.

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Son enthousiasme et son sens du contact lui ouvrent les portes de la Fédération Française du Sport d’Entreprise (16 années de présidence), de la Fédération Française de Football et du Comité National Olympique et Sportif. Il y croise tous les ministres des Sports, de la légende de l’athlétisme Guy Drut à Marie-George Buffet, en passant par Bernard Laporte. A Clairefontaine, il côtoie des grands noms du foot français comme Aimé Jacquet. « Il m’a toujours soutenu dans mes projets», confie Alain Charrance.

« On ne valorise pas assez le bénévolat »

marAu fil des années, fort d’un incroyable réseau, il fédère des personnes de tous horizons autour de lui et devient un acteur incontournable du sport à Angers. En 2003, il lance le trophée des sélections d’entreprises (compétition organisée tous les deux ans au Parc des Sports du Lac-de-Maine), puis quatre ans plus tard il crée le Marathon-Relais National Inter-Entreprises, désormais victime de son succès. Cette année, ce sont pas moins de 2 160 sportives et sportifs (répartis en 360 équipes de 6 coureurs) représentant 190 entreprises, qui s’élanceront. « C’est un gros boulot mais c’est passionnant. Et puis je suis bien entouré par 120 bénévoles. On ne valorise pas assez le bénévolat. Dans le marathon relais, chacun trouve sa place. Voir des cadres qui courent avec leurs employés, c’est formidable ! », se réjouit-il.

En parallèle, en tant que membre du Comité de Direction de la Ligue de football des Pays-de-la-Loire, il est en charge du développement des nouvelles pratiques, comme le beach soccer, le Foot à 5, le tennis-ballon mais aussi et surtout le futsal. « Au Brésil tous les grands joueurs ont commencé par le futsal et en Espagne on joue devant 2 000 à 3 000 spectateurs ! La France a pris du retard dans cette discipline qu’on réduit souvent, à tort, à du « foot de quartier ». C’est pourtant très spectaculaire et il y a un énorme potentiel. Mais il faut aider les clubs à se structurer », explique Alain Charrance, alors que depuis quelques années le foot à 11 peine à attirer de nouveaux licenciés. Il travaille aussi au quotidien à la valorisation du foot handicap ou encore à la féminisation des instances dirigeantes, à tous les niveaux (arbitres, éducatrices, dirigeantes). « Là aussi, il y a encore du boulot… », lâche-t-il, toujours aussi déterminé à faire bouger les lignes.

S’il indique vouloir continuer « tant que la passion et la santé sont là », Alain Charrance a d’ores et déjà commencé à passer le relais aux plus jeunes. Ses conseils ? « Bien s’entourer et surtout garder l’esprit de convivialité, de respect, d’échange. C’est ça le sport ! ».

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