16 février 2020

Ludivine Aubert : « Paris 2024, on y pense forcément »

#MadeInAngers. Sacrée Championne de France cadette sur 400m haies l’été dernier, Ludivine Aubert continue de grandir, avec de nouveaux objectifs. La licenciée de l’E2A, l’Entente Angevine Athlétisme, disputera ce week-end (22-23 février) les Championnats de France Juniors à Miramas. L’occasion de mettre en lumière cette jeune athlète angevine, pétillante et bien dans ses baskets.

Par Théo BARILLER-KRINE

Crédit Photo : Théo BK / LDA

Acquis à Angers au Stade Josette et Roger Mikulak, son titre national ne vous avait peut-être pas échappé. Le 7 juillet 2019, Ludivine s’approche à 8 centièmes du record de France cadet du 400m haies féminin, avec un chrono de 58″49 pour boucler le tour de piste et franchir les 10 haies. Depuis cette performance éclatante, rien n’a changé chez Ludivine : études, athlétisme, et travail avec rigueur.

Une carrière sportive, mais aussi scolaire

Âgée de 17 ans et actuellement en terminale au lycée de la Colinière de Nantes, Ludivine s’est exilée en Loire-Atlantique pour optimiser son double-projet et ainsi profiter des installations sportives de qualité au stade Pierre Quignon « On s’entraîne dans un bon confort. On peut voir une kinésithérapeute une fois par semaine, mais aussi un médecin ou une nutritionniste. Et je peux bénéficier des horaires aménagées, ce qui est très avantageux et confortable pour l’entraînement, et ne pas finir trop tard ses journées… ». Mais Ludivine reste bien licenciée à l’E2A, entraînée par Clément Merceron et Sébastien Thibault.

« C’est toujours un honneur de représenter l’Équipe de France, ça fait du bien ! »

Ludivine Aubert, c’est aussi une athlète polyvalente. Mais depuis son titre acquis à domicile, l’angevine souhaite se recentrer sur les courses « Au départ, je faisais des épreuves combinées, comme le pentathlon, heptathlon. Je touchais un peu à tout. Puis j’ai découvert le 100m haies, une discipline sur laquelle je me débrouillais pas trop mal, mais je pouvais faire mieux. Et désormais, je m’oriente sur du sprint long, avec le 400m notamment. Et peut-être le 60m haies. Il fallait que je gagne en vitesse pour cet été. » 

Et quand est venue sa première sélection en Équipe de France en juillet 2019 (Championnat d’Europe juniors en Suède), l’émotion était présente : « On est heureux. C’est toujours un honneur. De porter la tenue bleue, on se sent bien à dire que l’on représente le pays. ». Et pour 2020, la sélection nationale est toujours d’actualité. Après un Meeting de sélection au mois de juin, Ludivine saura si elle part ou non, pour les Championnats du Monde Juniors au Kenya. Avec pour objectif de faire une finale.

« Paris 2024, c’est forcément un objectif. On y pense ! » 

Accompagnée par Sébastien Thibault à Angers, Ludivine apprécie la bonne humeur aux entraînements angevins. Malgré sa sélection en Équipe de France, la sprinteuse ne se sent pas encore leader dans le groupe : « Je ne sais pas si je prendrais cette position un jour (rires). Je suis plutôt dans la position de rigolade, à profiter et prendre des nouvelles des autres du groupe. » À la rentrée prochaine, Ludivine aimerait faire des études de Droit ou de Psychologie. Et pourquoi pas, une année à l’étranger : « C’est un projet qui est en train de se préparer. On m’a conseillé de partir 1 an après mes études supérieures, donc en L2. Tout d’abord pour apprendre l’anglais. Pourquoi pas dans une université américaine, pour les infrastructures sportives de qualité notamment. Et les méthodes d’entraînement, pour découvrir autre chose. » 

Et quand viendra 2024, et les Jeux Olympiques en France, Ludivine sourit : « Oui forcément c’est un objectif. C’est encore loin, mais on y pense. ».  Autant dire qu’il faudra suivre attentivement les performances de l’athlète angevine qui, on l’espère, seront de plus en plus belles.

 

Retrouvez la séance d’entraînement de Ludivine Aubert en images sur le Twitter et Instagram de La Dalle Angevine.

Petit format Article
 

articles

recommandés

Une saison d’échauffement pour Les Raptors

Une passion infinie pour Angers SCO

Le match le plus long