5 mars 2020

« J’ai toujours adoré les aventuriers. À moi de créer mon aventure. »

#MadeInAngers. Un défi inédit, au coeur de l’Anjou. S’élancer pour un ultra-trail dans les Coteaux du Layon et de la Loire, c’est l’aventure de Julien Farre, licencié à l’ASPTT Angers Triathlon et membre d’Esprit Trail Anjou. Un parcours de 124 kilomètres en pleine nature.

Par Théo BARILLER-KRINE

Crédit Photo : Théo BK

Une préparation atypique pour un défi unique

« Pas besoin d’aller en montagne pour s’entraîner à un ultra-trail. ». C’est la formule que nous allons retenir de cette rencontre avec Julien Farre. Au quotidien, il travaille dans le domaine des assurances. Le 4 avril 2020, il s’élance dans un défi personnel : s’élancer sur 124 kilomètres en Anjou. Un trail « off » sans dossard et sans classement. Accompagné par toutes celles et ceux qui le souhaitent, à la découverte d’un parcours qui n’a encore jamais été réalisé entièrement en course à pied. Un circuit qui suit les Coteaux du Layon et de la Loire. Une sortie qu’il prépare inconsciemment depuis quelques années déjà. Cela fait 6 ans que Julien pratique le trail (course nature, course en sentier), et 3 ans d’ultra-trail. Une transition pour « profiter encore plus du chemin. Mentalement, on va plus loin, j’aime bien. J’adore courir de nuit également. »

« J’ai toujours adoré les aventuriers. Dans le trail, c’est une mini-aventure que je me crée. À moi de créer la mienne. « 

Ce défi 100% Anjou s’inscrit dans un cycle de préparation pour Julien : « Ça peut donner des bonnes indicateurs de performance, entre deux courses (ndlr : du Ventoux et de la Maxi-Race. J’aurai un gros volume horaire, autour des 10 heures. C’est intéressant. » 

Pour réaliser ces 124 kilomètres, Julien devrait s’élancer pour plus de 10h de course. Un temps conséquent, où le mental aura son rôle à jouer : « Ça va être très long, de longs chemins, monotones. Depuis cette année, je mets de la musique, pour sortir de cet aspect entrainement / souffrance. Il faut passer le temps. » Mais pour réaliser cette performance, l’angevin peut compter sur ses proches : « Au début, mon entourage n’a pas trop compris pourquoi j’en faisais autant. Puis, ils sont venus voir sur le terrain. Et ils ont vu que j’avais le virus (rires). Mes parents font mon assistance de course. Et ils voient bien que cela me rend heureux. Ils voient que je suis investi dans mon association sportive (Esprit Trail Anjou notamment) et que ça fait du bien. »

Départ à 5h le samedi 4 avril, à St-Jean des Mauvrets !

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