3 février 2021

Gino Tombini s’envole du nid

#LesIndispensables. Gino Tombini est dans une période charnière de sa vie. Après avoir quitté la célèbre entreprise familiale angevine en mai 2020, et afin de réaliser le projet d’ouvrir un commerce, celui qui fête aujourd’hui ses 31 ans s’apprête à quitter son poste de vice-président au sein de sa deuxième famille, le club de Angers NDC Football. La Dalle Angevine a voulu mettre son engagement en valeur et par la même occasion, lui souhaiter un bon anniversaire.

Par Tony Chretien
Photos : Franck Potvin

« Ma vie est liée à Angers NDC »

Partir pour construire, pour voir son projet se réaliser, voici le choix qu’a fait dernièrement Gino Tombini, vice-président de Angers NDC jusqu’à la prochaine assemblée générale du club au printemps. L’enfant d’Angers qui a vécu de si bons moments en tant que bénévole du club sur et en dehors des terrains du stade André Bertin tourne une nouvelle page de sa vie.

« NDC, c’est depuis que je suis né. J’étais dans ma poussette aux matchs de mon père, Gianni, qui jouait attaquant au club. J’ai joué gamin en poussin et en benjamin et j’ai fait une pause jusqu’à mes 17 ans où je suis revenu au club. Je me suis dès cette époque investit en tant que bénévole, en aidant d’abord dans l’organisation des manifestations et des week-ends sur le plan sportif. J’ai rapidement intégré le petit staff d’encadrants sur les moins de 13 ans, pendant trois ans. J’ai également à l’époque, et à la demande d’Yves de Singly, notre ancien président, commencé à donner quelques coups de main dans le conseil d’administration pour des opérations de communication. Au fur et à mesure que le club s’est développé, j’ai pris de plus en plus part à tout ce qui touchait à la communication et au sponsoring pour enfin devenir vice-président du club en 2014 ».

Un deuxième travail, mais payé avec le plaisir et la passion

« Je suis un enfant du club qui est lié à ma famille depuis longtemps donc tout s’est fait naturellement ». Gino, comme toute personne qui s’engage dans le bénévolat sait que l’argent n’est pas l’unique moyen de récompenser celui ou celle qui s’investit.  « Ça m’a apporté beaucoup de choses avec en premier lieu de rencontrer plein de personnes et d’approfondir mes relations avec des gens que je connaissais déjà. En une dizaine d’années, le club a presque triplé en effectif donc on rencontre logiquement beaucoup de nouvelles personnes mais aussi des partenaires. Au final, le bénévolat est un travail qui n’est pas rémunéré mais qui t’apporte et que tu fais avec plaisir, avec envie mais aussi par passion. ».

Devenu vice-président en charge de la communication et du sponsoring en 2014, Gino ne compte plus vraiment ses heures pour aider son club, mais aussi pour son challenge personnel. « Ça représentait pour moi l’équivalent de plus d’un mi-temps, soit 20 à 25 heures par semaines. C’est gratifiant quand tu réussis des missions qui vont profiter à une asso, c’est ça qui était cool. C’est de se dire qu’on a mis une opération en place et que derrière des gamins et des adultes en ont bénéficié, que le club a été valorisé. Signer un contrat avec un partenaire, c’est comme une victoire, comme si on gagnait un match et à contrario, quand on est parfois persuadé de signer un contrat et que le chef d’entreprise nous dit « non » on a comme un sentiment de défaite. Avec Bruno Hascoët et Xavier Baudouin qui m’accompagnaient sur le sponsoring nous ne manquions jamais de fêter la signature d’un contrat, à l’image de la troisième mi-temps d’un match gagné. »

Son meilleur souvenir : l’organisation du match de coupe de France contre Laval en 2017

« Ça a été dix jours de dingues. Je me rappelle du jour où j’ai posté le logo de Laval sur Facebook en disant que nous allions les recevoir en Coupe de France. Ça a été la folie sur les réseaux sociaux. S’en sont suivis dix jours pendant lesquels, après mon travail, j’enchainais avec les autres bénévoles sur l’organisation du match. Je me couchais vers 2 heures du matin. C’était une grosse organisation. Derrière nous avons eu 1 500 personnes au stade et le moment a été génial. Ça a tout mêlé, le sportif, la convivialité, la communication, le sponsoring. J’ai encore en tête les remerciements de Xavier, le président, aux bénévoles. Tout le monde était uni. Nous avons une photo entre membres du bureau où le président est en larmes et j’ai encore aujourd’hui le poster du match chez moi. Il y avait vraiment tout donc ce moment n’est pas prêt de me quitter ».

Un vrai esprit d’équipe et des bénévoles impliqués

S’il y a depuis quelques années une réelle crise du bénévolat dans le monde du sport amateur, on ne peut pas dire que NDC soit pour le moment touché par ce mal comme le souligne Gino : « Les dirigeants et les bénévoles sont attachés aux valeurs du club et ce que le club a mis en place. NDC a recruté des éducateurs et des salariés mais nous avons mis en place les choses nécessaires pour que les bénévoles aient envie de s’impliquer et de rester. Comme récemment avec la rédaction du projet du club 2020-2024 pour laquelle nous avons associé les dirigeants, des bénévoles, des joueurs et les salariés. C’est une vraie chance pour NDC de disposer de ce vivier de bénévoles motivés même si le moment est particulier avec l’actuelle crise sanitaire. Là encore le club a su s’adapter en mettant en place des réunions de dirigeants et des réunions thématiques avec les bénévoles en visio- conférence. »

À la tête de la famille NDC, l’équipe de dirigeants entretient une ambiance de travail chaleureuse et conviviale. Les moments passés avec cette équipe pour laquelle Gino a un fort sentiment d’appartenance ne vont pas être sans lui manquer. « J’ai développé de forts liens avec ces gens qui sont, pour la plupart, tous en âge d’être mes parents. J’étais le seul « jeune » du bureau. Nous avons eu des réunions de bureau pendant lesquelles nous travaillions pour le club mais pendant lesquelles nous nous marrions aussi beaucoup. Je sais que ça va me manquer même si je continuerai à les voir. Ce sont pour moi plus que des amis. »

Jamais loin

Même s’il rend aujourd’hui son tablier, Gino Tombini ne sera jamais vraiment loin de son club et compte bien continuer à aider NDC. « Je ne regrette pas mon choix car c’est vrai que depuis que je ne m’occupe plus de la communication du club au quotidien je souffle et je peux mettre ce temps sur autre chose, notamment sur mon projet. Je ne quitte pas pour autant Angers et je reste supporter de NDC. Si mon futur commerce fonctionne, je deviendrai sans nul doute partenaire de NDC dans l’avenir. Ayant été responsable du sponsoring, je suis convaincu que le lien entre les entreprises et le monde associatif est hyper important. Pour moi une entreprise ce n’est pas là uniquement que pour gagner de l’argent, elle doit avoir un rôle citoyen, participer à la vie locale et soutenir des associations. »

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