6 avril 2022

Sport et histoire locale à Monplaisir

#LeSportPartout. Depuis le 26 mars, un parcours artistique constitué de sept portraits d’Angevines inspirantes est proposé dans le quartier de Monplaisir. L’occasion d’un petit footing-visite à ciel ouvert…

Texte : Valentin Deudon
Photos : Théo Bariller-Krine

Il suffit parfois de lacer ses baskets ou de monter sur son vélo pour, en plus de faire un peu de sport, s’en aller visiter une sorte de mini-musée à ciel ouvert, gratuit et accessible à tous, et ainsi s’enrichir d’une grande bouffée d’histoire locale. Les deux – sport et histoire, sport et culture, sport et apprentissage – ne sont pas incompatibles, loin de là. En voici un exemple parmi tant d’autres, puisque depuis le 26 mars dernier, au cœur du quartier Monplaisir à Angers, autour de la place de l’Europe, un parcours artistique est proposé dans le cadre du mois de l’égalité de genre. Ce parcours est composé de sept portraits en couleurs réalisés au pastel sec sur papier par l’artiste AL1. Sept portraits collés en plusieurs endroits sur des murs du quartier. Sept portraits de femmes d’ici qui ont marqué et marquent encore l’Anjou de leur empreinte.

Ces œuvres ne sont pas disposées très loin les unes des autres, mais elles ne sont pas non plus juste à côté, alors il faut les chercher un peu, déambuler dans les rues – marcher, courir ou pédaler donc – pour avoir la chance de rencontrer leur regard. Pour chacune, lorsqu’on s’en approche, on découvre dessous une explication de texte pour répondre brièvement à quelques questions essentielles. Qui est-elle ? De quelle époque vient-elle ? Qu’a-t-elle accompli d’exceptionnel, parfois même sans s’en rendre compte ? Il y a parmi cette équipe de sept héroïnes locales des personnalités jusqu’ici ignorées, comme Virginie Guyot (photo ci-dessous), pilote de chasse, première femme à intégrer en 2008 la prestigieuse Patrouille de France ! Il y a aussi des traits déjà connus, de ceux qui ravivent des émotions, comme c’est le cas pour Camille Lepage, journaliste, photographe de guerre, décédée en 2014 en République Centrafricaine.

Claire Supiot parmi les sept héroïnes locales

Et puis au loin, on aperçoit entre les branches nus d’un platane et un balcon décrépi un visage orné de lunettes de piscine. On s’en rapproche pour observer de plus près une sportive angevine familière, ancienne lauréate de l’association, Claire Supiot, notre Dalleuse numéro un qui trouve évidemment sa place dans ce parcours. Sous l’affiche, le sien de parcours est résumé ainsi, car il est toujours bon de le rappeler : « Née en 1968, la nageuse angevine, neuf fois championne de France, a représenté la France aux Jeux olympiques de Séoul en 1988. Atteinte de la maladie de Charcot-Maie-Tooth depuis 2009, Claire Supiot reprend la natation en handisport et décroche plusieurs médailles, en 2018 et 2019. Sa sélection aux Jeux paralympiques de Tokyo, en 2021, fait d’elle la première sportive française à participer à des Jeux olympiques et paralympiques. »

Il est également à noter que ces sept personnalités emblématiques de la renommée d’Angers ont été choisies par la ville en collaboration avec des habitantes du quartier Monplaisir, à partir d’un annuaire numérique réalisé l’an dernier par la Jeune Chambre économique, à savoir un document recensant 49 femmes remarquables d’Anjou. Dans cette liste, on retrouve entre autres une autre sportive chère à Angers, Ana Guevara, athlète mexicaine qui était venue s’entraîner plusieurs étés au stade du Lac de Maine, sacrée championne du Monde du 400 mètres en 2003, et depuis impliquée en politique dans son pays. Cet annuaire, qui est à consulter ici, peut d’ailleurs constituer une belle suite à cette exposition de portraits à ciel ouvert, à lire en revenant du footing ou de la balade à vélo.

 

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