16 novembre 2022

#MaDalleIntime par Ludivine Aubert

#MaDalleIntime. 10 questions, 10 sillons à creuser pour interroger en profondeur la manière de vivre le sport de nos athlètes locaux. Pour réveiller aussi leurs souvenirs, identifier les moments décisifs, partager leurs sources de motivation… Une dalle angevine, une dalle intime que nous confie Ludivine Aubert, 20 ans, licenciée à l’E2A, spécialiste du 400m haies et membre de la Team Angers Sport.

Texte : Valentin Deudon
Photos : Théo Bariller-Krine

1- Pourquoi aimes-tu tant ton sport, qu’est-ce qui te plait en lui? Parles-nous de ton plaisir à le pratiquer.
J’aime le 400 mètres haies d’abord parce que c’est la discipline qui me permet de faire de bons résultats. J’ai toujours pensé que c’était elle qui me permettrait de performer au haut niveau. Malgré la distance importante et la difficulté des séances… Mais c’est aussi ce que j’apprécie: le 400m haies te fait tout le temps repousser tes limites.

2- Un moment fondateur, décisif, qui a déclenché ce goût pour ta discipline, ce besoin d’en faire au haut niveau?
D’abord les cross à l’école puis au collège, grâce auxquels je me suis aperçue que je me débrouillais bien et que j’aimais courir, donc l’athlétisme est devenu une évidence. Et puis les Jeux Olympiques de Londres en 2012, que j’ai suivis à la télé. J’avais 9 ans, je regardais les épreuves d’athlé et je voyais des filles qui me ressemblaient, avec la même couleur de peau. Je me sentais représentée et je voulais être à leur place ! Depuis ce moment, je sais que je veux y être un jour. Je ne pratique pas un sport juste comme ça, mais avec l’objectif de faire les JO.

3- Quel personnage de ton environnement proche a été fondamental dans ton éducation sportive?
Mon tout premier entraîneur, Daniel Vieux, qui m’a repérée dès la primaire et m’a proposé de commencer l’athlétisme. Je ne m’entraîne plus avec lui aujourd’hui mais il a joué un grand rôle, je ne l’oublie pas. Et puis Sébastien Thibault, entraîneur à l’E2A et détenteur du record de la région sur 110m haies. J’aime échanger avec lui, son vécu et ses conseils me sont toujours utiles, je l’appelle dans les moments de doutes et de prises de décision.

4- Où et comment puises-tu ta motivation, comment tu la régénères dans les périodes difficiles?
Je viens de vivre une saison vraiment difficile, ma pire saison. Je crois que je ne suis pas allée chercher en moi les bonnes ressources… Néanmoins, elles existent et j’ai appris à mieux les solliciter. Comme beaucoup de sportifs dans ces moments, j’ai pu bénéficier au sein de ma structure d’entraînement d’une psychologue du sport. Et je suis allée énormément la voir cette saison. Elle ne fait pas de miracle, mais nous aide à mieux identifier en nous ces ressources. A nous d’agir ensuite.

5- Un espoir personnel d’évolution dans ton parcours, ton futur?
J’aimerais partir à l’étranger, aux Etats-Unis peut-être, pour poursuivre à la fois mes études universitaires et mon parcours d’athlète de haut niveau. J’ai cette idée, cette envie depuis très longtemps, pour aller chercher quelque chose de plus. Parfois je l’oublie et parfois elle revient… On verra si une possibilité se présente.

6- Un ou une athlète de haut niveau actuel ou historique auquel tu aimes te référer, et pourquoi?
Je dirais Marie-José Perec (à l’image), dont j’ai vu les courses sur YouTube et qui détient toujours le record de France du 400m haies. J’ai eu la chance de la rencontrer lors d’un regroupement avec la fédération et c’était très intéressant. Et puis les coureuses du top niveau mondial actuel en 400m haies, Sydney McLaughlin et Dalilah Muhammad notamment que j’aime beaucoup regarder courir.

7- La dernière fois que tu as pleuré, de peine ou de joie, par le sport? Peux-tu nous expliquer cette émotion.
La dernière fois c’était des pleurs de tristesse, lors de ma dernière compétition de l’année que j’ai foirée… Ca rendait le bilan de ma saison assez catastrophique. Donc ce n’est pas un bon souvenir. J’avais juste hâte de passer à la saison suivante ! En revanche je pleure rarement de joie, quand je suis heureuse ou satisfaite je ne pleure pas.

8- Un autre sport passionnant, que tu aurais aimé pratiquer, que tu pratiques aussi peut-être?
La gymnastique, que j’ai pratiquée pendant 7 ans avant de faire de l’athlétisme. La danse également, j’adore ce sport, j’adore danser, les styles de danse un peu afro, hip-hop, tout ce qui est un peu à la mode en ce moment.

9- Un lieu important, un décor puissant dans ton histoire avec ton sport, dans lequel tu te sens bien?
Le stade du Lac de Maine à Angers, j’aime cet endroit, cette piste. Sinon hors sport, j’ai envie de citer Baracé, l’endroit où j’ai grandi et où j’aime retourner, là où vivent toujours mes parents. C’est un petit village de campagne de 300 habitants au nord du département, vers Durtal. Rentrer chez soi, ça fait toujours du bien.

10- Un objet qui compte beaucoup et que tu as besoin d’avoir près de toi, à la maison ou en compétition?
Je ne suis pas très matérialiste ni superstitieuse. Néanmoins, depuis ma médaille d’argent aux championnats du Monde Juniors en août 2021 à Nairobi, au Kenya, j’avais l’habitude de courir avec des bracelets aux pieds que quelqu’un de cher m’avait offert avant de partir. Mais je les ai enlevés récemment car ils s’usaient, pour ne pas les abîmer. 

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