22 février 2017

Ufans : un pour tous, tous pour elles

#LesIndispensables. Ils s’appellent Christophe, Carine, Marcel ou Romane. Ce sont des gens de tous âges, aux quotidiens des plus normaux comme vous et moi. Mais quand un soir de match pointe à l’horizon, ils se rassemblent tous sous une seule et même bannière, se parent de leurs T-shirts, s’arment de leurs grosses caisses et deviennent le groupe de supporters de l’Ufab49, indéfectible et toujours présent contre vents et marées : les Ufans.

Par Tony Chrétien (@TonyChretien)
Crédit Photos : UFAB 49 / Chloé Berard (@Cl0_11)

En 2007, une nouvelle équipe sans groupe de supporters
Même s’il fait aujourd’hui partie intégrante de l’univers de l’Ufab49, le club des Ufans est finalement un jeune groupe de supporters d’une jeune équipe. Créé en 2007, l’Ufab n’eut dans ses premières années de vie aucun groupe de supporters. En 2013, 5 fervents amoureux de basket eurent donc l’idée de créer l’entité Ufans. Parmi eux, Christophe, actuel président du club : « Nous voulions créer un groupe qui lance les filles, qui puisse les faire réagir et leur donner la dalle, justement ». 5 membres donc à la création du groupe, puis 2 de plus l’année suivante pour aujourd’hui arriver à près de 20 adhérents.

Comment devenir Ufan ?
Si aucune discrimination n’est évidemment faite quant aux spectateurs voulant intégrer le groupe, les Ufans sont porteurs de valeurs qui leurs sont chères et qui sont exigées pour chacun de leurs membres. « Un Ufan soutient les filles à tout prix. Il adhère à la politique et aux choix de l’Ufab. Comme par exemple le récent changement de coach, il faut l’assumer. Il faut aussi assumer les erreurs des filles, être fair-play et ne pas critiquer les arbitres, même si on n’est pas d’accord avec eux et malgré la passion du moment ». Des critères intégrés à l’identité du groupe avec la récente « charte de grands supporters » créée pour pérenniser cet état d’esprit. « Il n’y a rien de compliqué. Quand vous êtes amoureux d’un sport, il faut absolument avoir ces valeurs qui sont fondamentales pour nous. Si vous vous reconnaissez, rendez-vous sur notre page Facebook ou par l’intermédiaire du site de l’Ufab49 ! », précise Christophe. « On voudrait atteindre la cinquantaine d’adhérents, trouver de nouvelles percussions pour faire plus de bruit, avoir peut-être des Ufans chanteurs, musiciens, créateurs… ».

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Souvenirs souvenirs…
Bien sûr, de nouveaux souvenirs vont naître dans les mois, les années à venir dans la nouvelle salle de l’Arena Loire de Trélazé que l’Ufab a rejoint en 2017. Et certains arriveront sans doute à la mesure de ceux qui se sont déroulés salle Jean Bouin. Comme le plus grand souvenir de Marcel, trésorier du groupe. « C’était il n’y a pas si longtemps, le match du maintien contre Toulouse. Jean Bouin était en feu et tout le monde nous avait suivis pour pousser les filles. Nous avions réussi à mettre une ambiance qui les a aidées jusqu’à la victoire ». Il y a aussi, pour Christophe, ce match d’Eurocoupe contre les Açores gagné en prolongations malgré un déficit de 18 points à la mi-temps. « Jean Bouin a bien vibré ce jour-là. Nous avions eu l’aide des étudiants Gadzarts pour mettre une grosse ambiance dans un match où les filles ont vraiment eu la dalle. C’était un grand moment ». Du côté des joueuses, un nom revient aux bons souvenirs des Ufans, celui d’Elise Prodhomme : « Une fille adorable qui prenait un visage de Dalleuse quand elle rentrait sur le terrain. Elle fait partie des joueuses qui ont beaucoup compté ».

Quand on aime, on ne compte pas : le temps, l’argent et les kilomètres
Côté déplacements, les Ufans voyagent souvent en petit comité représenté par une famille de trois supporters. Marcel, Carine et leur petite Romane, qui grandit au fil des matchs, sillonnent depuis des années les routes de France pour suivre leurs joueuses préférées, sans compter les kilomètres : « On ne compte plus les déplacements dans les clubs de LFB, où nous sommes vraiment bien reçus par les supporters adverses, certains deviennent même des amis. Entre les matchs de pré-saison, l’open à Paris et les matchs de championnats à Charleville, Mondeville et autres, ça fait plusieurs milliers de kilomètres par saison et beaucoup de temps consacré aux déplacements. Entre chaque saison, il y a un véritable manque qui se crée. L’Ufab fait partie de notre quotidien ».

« Nous aurons la Dalle jusqu’au bout ! »
C’est une saison compliquée que traverse actuellement l’Ufab et ses supporters en termes de résultats. Malgré tout, les Ufans savent rester soudés derrière leur équipe et ne comptent pas baisser les bras de si tôt : « Nous partons toujours gagnants, nous sommes toujours Angevins. Tant que les choses restent mathématiquement possibles, nous y croirons encore et encore. C’est ça être supporters. Le club est en difficulté, mais rien n’est acté et il reste encore des matchs pour s’en sortir. Nous avons la dalle et nous l’aurons jusqu’au bout ! ». Et ce dès ce vendredi soir 20h à l’Arena Loire face à un adversaire direct du bas de tableau de LFB, Le Hainaut !

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