13 mai 2019

UFAB: Lettre à Élise

#LeMatchDuWE. Vendredi soir, l’UFAB s’est inclinée 68-71 en demi-finale retour de LF2 sur son parquet de la salle Jean Bouin face au Toulouse Métropole Basket. Une défaite synonyme de fin de saison pour l’équipe angevine. C’était aussi la dernière à Angers d’Élise Prodhomme, joueuse emblématique de l’Union et très aimée du public. L’occasion pour #LaDalleAngevine de dire merci et au revoir à l’une de ses meilleures représentantes. 

Par Tony CHRETIEN

Chère Élise…

Combien as-tu pu connaître d’émotions sous ce maillot et combien nous en as-tu faites vivre ? Pour le meilleur et pour le pire, dans les soirées de fêtes et celles de défaites. Ton mental de guerrière et ton état d’esprit de fonçeuse nous aurons régalés tout au long de ces années. Jusqu’à la dernière minute de ton dernier match, tu auras su donner le meilleur de toi, la rage sur le visage, les nerfs en acier trempé.

Évidemment tu ne voulais pas que l’histoire se termine ainsi, évidemment tu rêvais d’une finale, sûrement même d’un titre comme celui que tu avais remporté en 2013 avec tes coéquipières de l’époque, Camille, Johanna, Aurélie.

D’importants détails

Tout aurait pu basculer dans votre sens pourtant et le basket à ceci de cruel qu’il se joue souvent sur des détails, d’importants détails. Comme ces trop nombreux lancés francs ratés par notre équipe, là ou Toulouse et son impressionnante pivot Kaylee Jensen (12/12 aux lancés) finira à 94 % de réussite. Comme ce ballon décisif d’Isis Arrondo dans les toutes dernières secondes qui décide on ne sait pourquoi de sortir de l’anneau plutôt que venir se lover dans le filet. Ce genre de détails qui font que les « si » auront toujours une place de choix dans le sport de haut niveau.

Te rappelles-tu Toulouse ?

Te rappelles-tu Élise, cet autre soir de 2016 à Jean Bouin ? Les larmes y étaient alors joyeuses et les détails avaient tourné en votre faveur. Vous disputiez ce soir-là votre place en Ligue féminine à cette même équipe de Toulouse dans un match où les nerfs angevins avaient été également soumis à rude épreuve et où Jean Bouin avait chaviré dans une douce euphorie. Quel bon souvenir pour les gens présents ce soir-là. Ironie du sort, trois années plus tard à ce même endroit, les sourires ont décidé de changer de camp.

Tes larmes pour un au revoir

Car vendredi soir la victoire a eu envie de sourire au TMB et les larmes sur ton visage auront été celles de la tristesse. Sans doute t’es tu alors remémorée tous ces moments que tu as vécus ici. Bien sûr la compétitrice que tu es ne voulait pas de cette fin. Mais qu’importe la fin après tout, ce n’est qu’un détail pas très important. Une nouvelle page va désormais s’ouvrir pour toi comme pour ton club de coeur. Mais sois sûre, chère Élise, que tu laisseras dans les têtes et coeurs angevins le souvenir d’une joueuse comme nous les aimons.

Pour toujours tu resteras de celles et ceux que l’on a appelé pour la première fois les Dalleuses et Dalleux.

Merci Élise.

 

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