1 mars 2021

Amandine Brossier : « Mes ambitions sont très élevées »

#Association. Tenante du titre et attendue comme grande favorite, Amandine Brossier a conservé sa couronne de championne de France du 400m en salle lors des championnats de France Elite les 20 et 21 février à Miramas (Bouches-du-Rhône). Mais la sprinteuse du SCO Angers Athlé n’est pas rassasiée et a déjà les yeux tournés vers les championnats d’Europe à Torun (Pologne), du 5 au 7 mars. Notre lauréate 2018 sera la seule représentante tricolore sur la distance et a bien l’intention de se mêler à la bagarre pour ramener une nouvelle médaille, si possible du plus beau métal. 

Propos recueillis par Charles DUBRÉ-BEDUNEAU
Photos: Théo BARILLER-KRINE

Amandine, après avoir remporté ta série (en 53″48) tu as conservé sans trembler ton titre national sur 400m en salle (en 52″74). Un week-end maîtrisé de bout en bout ?
« On peut dire ça. Je suis satisfaite de cette nouvelle médaille d’or (sa troisième en Elite depuis 2018), c’était l’objectif. Je me sens bien en ce moment, je suis en forme et j’ai bien géré ma série puis la finale, même si en tant que perfectionniste j’aurais voulu faire de meilleurs chronos. Mais j’avais peut être déjà un peu la tête aux championnats d’Europe (elle s’était qualifiée à Metz le 6 février) et il manquait sans doute deux-trois filles pour vraiment se bagarrer en finale. »

« Je m’entraîne fort, je ne laisse rien au hasard et ça fait plaisir de voir que les efforts paient »

Quel saveur à ce titre par rapport à celui de l’an passé ?
« Il a une saveur différente. J’étais mieux préparée donc plus en forme cette année parce que j’enchaîne avec les championnats d’Europe juste derrière. Mais j’étais aussi plus attendue. C’est toujours un peu plus compliqué de conserver son titre, d’autant plus lorsqu’on arrive avec l’étiquette de favorite sur le dos, mais j’ai su répondre présente. Je m’entraîne fort, je ne laisse rien au hasard et ça fait plaisir de voir que les efforts paient. Le fait d’enchaîner les bons chronos récemment m’a rassuré et m’a donné de la confiance. Je commence aussi à avoir l’expérience de ce genre de course et je passe mieux mes tours, j’arrive à davantage m’imposer dans les 200 premiers mètres. Même s’il manquait quelques prétendantes, je me méfiais des jeunes concurrentes. Quoi qu’il arrive, peu importe le contexte ou les absents, ça reste une médaille d’or donc c’est toujours satisfaisant. Et ça me motive encore plus pour les prochaines échéances ! »

« Je suis très fière d’être de nouveau championne de France mais ce n’est qu’une étape vers l’Europe puis les Jeux olympiques de Tokyo et Paris »

Justement, à peine le temps de souffler que tu mets déjà le cap sur les championnats d’Europe. Avec le podium dans le viseur ?
« Oui, juste le temps de récupérer un peu mais tout en gardant la forme actuelle. Je vais essayer de poursuivre sur ma lancée et aller chercher un nouveau titre. J’ai des ambitions très élevées. Je suis très fière d’être de nouveau championne de France mais ce n’est qu’une étape vers l’Europe puis les Jeux olympiques de Tokyo et Paris. Miramas était une bonne préparation pour Torun, où il faudra que je gère non pas deux mais trois courses en deux jours puisque les séries et la demi-finale ont lieu le vendredi, et la finale le samedi soir. Il y a un très bon niveau sur 400m cette année donc ça va batailler dur, mais j’aime ça quand il y a de la bagarre sur la piste ! J’ai hâte d’y être. »

Sullivan Breton, son coach et compagnon: « À Miramas Amandine a parfaitement assumé son statut d’ultra favorite. Physiquement, mais aussi mentalement, elle a été solide. L’objectif était avant tout le titre plus que le chrono et ce sera pareil aux championnats d’Europe. Il y aura une grosse bagarre car elles seront 12 ou 13 filles à pouvoir prétendre au podium, mais une fois en finale, tout est possible. Non seulement Amandine a les armes pour gagner cette année mais en plus depuis le meeting de Metz (record personnel en 52″14, 11e meilleure performance européenne cette saison) elle a pris conscience qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures sprinteuses européennes voire mondiales. Je savais qu’elle pouvait aller vite mais c’est fou la progression qu’elle a eue ces deux dernières années. Il y a deux ans à Glasgow on osait à peine penser à la finale. À Torun elle sait qu’elle sera attendue mais elle arrive avec un maximum de confiance et elle a prouvé à Miramas qu’elle savait gérer cette nouvelle pression. »

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