26 octobre 2021

Thierry Moreau, la voix du #SportAngers

#LesIndispensables. Si vous faites partie des fidèles des Ducs, de l’UFAB, du Sco Handball ou encore des compétitions d’athlétisme, vous avez forcément déjà entendu sa voix. Médiateur social le jour, Thierry Moreau mêle sa passion du sport et de l’animation au micro de l’IceParc et de la salle Jean-Bouin le soir et le week-end. 

Par Charles DUBRÉ-BEDUNEAU
Photos : Théo BARILLER-KRINE

Si on se réjouit tous de pouvoir retourner voir des matchs, le plaisir est encore plus grand pour les joueurs et joueuses évidemment, mais aussi les speakers. « Animer des salles vides était une sensation très bizarre, il y a eu des moments de solitudes, confie Thierry Moreau, speaker des Ducs, de l’UFAB, du SCO Handball, de Brissac Aubance Basket, de Saumur Loire Basket (entre autres) et bientôt de l’EAB. « J’ai commencé ma collaboration avec le SCO Hand la saison dernière par des matchs à huis-clos, ce n’était pas les débuts que j’avais imaginés. Donc aujourd’hui, bien sûr ça fait un bien fou de voir les salles de nouveau pleines. L’ambiance est encore timide mais ça va revenir, je ne suis pas inquiet, les gens ont besoin de ça. Le public angevin a toujours eu besoin d’être stimulé mais une fois les doigts dans la prise, c’est électrique ! »

L’athlétisme, son premier amour
Pour Thierry, la fibre sportive est née via l’athlétisme, au collège, « grâce à un prof mordu de sport qui a décelé que j’avais un certain potentiel et m’a poussé à participer à mes premières compétitions (combinées puis lancer du marteau) ». En parallèle, le jeune athlète s’épanouit comme animateur de colonies ou de centre de vacances et découvre les joies du micro lors de petites émissions sur les ondes des premières radios libres (Angers 101, Radio Maine Anjou). « Contrairement à beaucoup de personnes, ça ne m’a jamais gêné de prendre le micro et de parler devant un public. Du coup j’ai fait DJ, animé des soirées d’anniversaires, des mariages… ».

La première compétition sportive qu’il anime est plutôt insolite puisqu’il s’agit du championnat d’Europe… de multicoques radiocommandés (ça ne s’invente pas) à Mozé-sur-Louet. En 2009, sa carrière de speaker décolle vraiment avec le prestigieux championnat d’Europe de montgolfières à Brissac. « Dans la foulée, le club de basket de Brissac, qui montait en N2, m’a sollicité. Ce sont des bons souvenirs, il y avait du monde et une belle ferveur jusqu’à la montée en N1 et la coupe de France remportée en 2015 », se remémore Thierry.

En 2019, on lui demande d’animer la coupe du monde de Kin-Ball au Ponts-de-Cé. « Je n’y connaissais rien, avoue-t-il humblement, toujours avec le sourire. Je suis allé voir un match quelques semaines avant, on m’a expliqué les règles et les codification arbitrales, qui est toujours la première chose à apprendre, puis j’ai regardé des matchs sur internet pour me familiariser avec ce sport. Au final j’ai adoré, l’ambiance était folle et j’ai passé une super semaine. Je suis curieux de nature, un peu caméléon. Et puis l’athlétisme regroupe 21 disciplines donc ça été une très bonne école pour s’adapter rapidement à différents règlements », explique le vice-président du comité départemental d’athlétisme, également juge-arbitre fédéral quand il n’a pas de micro entre les mains.

« La dalle angevine s’incarne sur la glace comme sur le parquet »
Vous l’aurez compris, les soirées et week-ends de Thierry sont bien remplis. Mais c’est entièrement choisi. « J’espère que je ne vais pas lasser les gens ! Je fais ça avant tout par passion pour le sport et plaisir d’être au coeur de l’action. Je ne fais pas ça pour me mettre en avant bien au contraire, je préfère rester dans l’ombre. On a la chance d’avoir à Angers des équipes qui jouent le haut de tableau et surtout qui se battent toujours jusqu’au bout. Tous ces athlètes méritent d’être mis en lumière. Que ce soit à l’IceParc ou à la salle Jean-Bouin, la dalle angevine n’est pas qu’une expression, elle s’incarne sur la glace comme sur le parquet », assure-t-il. Le rôle du speaker, véritable lien entre supporters, partenaires, arbitres et athlètes, n’a jamais été aussi important. « L’animation est un vrai plus, tous les clubs le disent. L’IceParc permet désormais de proposer un vrai show à l’américaine, sans temps mort. Il y a une bonne petite équipe de bénévoles et il y a de belles choses qui arrivent avec des événements d’envergure internationale, c’est enthousiasmant. »

Animateur aux JO de Paris 2024 ?
Notre speaker au grand coeur a deux souhaits: former des jeunes qui sont, comme lui, passionnés de sport et d’animation pour « leur transmettre les ficelles du métier et leur passer le flambeau » et si possible, un jour, animer des épreuves olympiques. Avec les Jeux qui se profilent à Paris en 2024, l’occasion est belle. « C’est tellement rare d’avoir les JO en France. Comme les sportifs et sportives qui rêvent d’y participer, j’aimerais moi aussi vivre la plus belle fête du sport de l’intérieur. Ça doit être incroyable. » Avec son aisance naturelle et l’expérience accumulée au micro, Thierry a le profil parfait. Il est déjà dans les starting blocks.

 

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