25 avril 2022

Le frisbee à la fête tout le week-end

#JourDeMatch. Les championnats de France N1 d’Ultimate Frisbee Mixte se jouaient ce week-end au stade Josette et Roger Mikulak où les 12 meilleures équipes du pays, dont nos Magic Disc d’Angers, se disputaient le titre national. Compte rendu.

Texte : Valentin Deudon
Photos : Théo Bariller-Krine

Direction ce week-end la plaine des sports du Lac de Maine, au stade Josette et Roger Mikulak, qui n’aura jamais aussi bien porté son nom ! En effet, le couple accueillait samedi et dimanche une compétition entièrement mixte, femmes et hommes jouant ensemble sur le même terrain. Cette compétition, les championnats de France N1 d’Ultimate Frisbee Mixte, réunissait en extérieur les 12 meilleures équipes du pays, parmi lesquelles nos Magic Disc bien sûr. Le club angevin qui était également organisateur de ce grand rendez-vous annuel de la discipline, en collaboration avec la Fédération Française de Flying Disc. En jeu notamment, le trophée national pour le grand vainqueur, mais aussi les relégations en N2 de trois formations, les 10e, 11e et 12e du tournoi, puisque son format devait déterminer un rang final pour chacun.

Un jeu sans contact qui prône la responsabilisation de ses pratiquants

Mais avant de parler résultats, arrêtons-nous sur ce sport collectif, l’Ultimate donc, joué ici à 7 contre 7, avec un frisbee qu’il s’agit de ne jamais laisser tomber au sol, et qu’il faut réussir à mener, par la passe, derrière l’en-but adverse pour marquer un point. Un jeu magistral, qui prône le sans contact, le porteur par exemple ne peut être attaqué. Un jeu où la différence se fait par conséquent par le placement, la collaboration, la stratégie, la technique, l’intelligence de jeu, entre autres. Un jeu qui par ses règles et son esprit, a profité de ces deux jours sur les trois terrains du complexe du Lac de Maine pour faire éclater aux yeux des profanes ses singularités, ce qu’on pourrait aussi appeler ses valeurs.

Premier exemple, la mixité évoquée plus haut, car parmi les 7 membres de l’équipe alignés à chaque point, il faut toujours respecter le ratio 3-4, dans un sens ou l’autre. Il y a aussi l’auto-arbitrage, son organisation particulière, avec possibilité de contester et de débattre une irrégularité signalée. Et toujours, une solution est trouvée dans l’apaisement. Citons aussi ces «rounds» d’après-match, les deux adversaires réunis en un cercle géant, enlacés les uns aux autres, débriefant la partie. Jouer ensemble en mixité, responsabilisation des joueurs par l’auto-arbitrage, importance du fair-play… L’Ultimate porte en lui ces réalités, il les autorise et les promeut. Et cela fait un bien fou de voir que ça existe, que ça fonctionne. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la discipline trouve de plus en plus sa place dans les cours d’EPS des collèges et lycées.

Les Magic Disc terminent 6e du tournoi, leaders au fair-play

Au-delà des considérations précédentes, il y a aussi la beauté du geste, des gestes. Cette sorte de ballon volant que l’on appelle ici frisbee donc, ses trajectoires affolantes et interminables, la forme des corps qui déclenchent son lancer, les yeux de la réceptrice ou du récepteur constamment rivés sur lui, ces cabrioles inventées de celle ou de celui qui se jette dans une interception improbable, les courses folles et incessantes pour tenter de recevoir l’objet, ou parfois uniquement pour emmener un adversaire avec soi, libérant ainsi l’espace pour un autre. Et il y a de quoi se régaler, puisque les matchs durent 100 minutes ! Ou cessent lorsqu’une des deux équipes arrive à 15 points.

Ces 15 points, c’est l’équipe de Strasbourg, alias les «Sesquidistus» qui les ont le plus souvent atteints, soulevant le trophée de champion de France dimanche après sa victoire en finale sur les «Tchac» de Pornichet (15-9). Strasbourg contre qui nos Angevins sont sortis en quart de finale samedi après-midi devant un public bien fourni. Longtemps à la lutte, Romain Chemineau, Laura Vinot et leurs partenaires ont cédé sur la fin pour finalement s’incliner 10-15. Le lendemain, ils gagnaient leur demi de classement contre Lyon (15-10), les «Mixtix», avant de s’incliner de justesse contre les «Tsunamixte» de Nemours (14-15). Au final, nos Dalleuses et Dalleux des Magic Disc terminent à une belle 6e place, remportant aussi le « prix de l’esprit du jeu » décerné par les autres équipes. Un trophée qui à l’Ultimate a autant de valeur que celui de champion de France.

>> Retrouvez ici l’ensemble des résultats et les classements de ces championnats de France…

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