26 septembre 2022

Un samedi soir sur la planète Hawks

#JourDeMatch. Pour leur première à domicile cette saison en Ligue Elite de roller-hockey, les Hawks d’Angers n’ont cédé que sur la fin face aux Yeti’s de Grenoble, au terme d’une partie intense et engagée dans leur salle Debussy. Reportage.

Texte : Valentin Deudon
Photos : Franck Potvin (une) et Mathieu Moreau (article)

Aimez-vous les mondes nouveaux ? A défaut d’un monde, la salle Debussy un soir de match des Hawks est un continent à elle seule sur la planète du sport angevin… Un continent avec ses charmes qui fascinent, ses codes encore à découvrir, sa petite sauvagerie bien à lui, et puis son architecture des plus singulières. Ici, l’espace de jeu prend presque toute la place et c’est tant mieux. La tribune (quatre étages de sièges orangés bien remplis) et la buvette (avec bières et croque-monsieur comme mets favoris) n’ont plus qu’une étroite surface à se partager, toute en longueur, pour accueillir des habitués de tous les âges. Et pour éviter de se faire bastonner par un éventuel palet volant, ces fidèles du lieu sont séparés des joueurs par un solide morceau de plexiglas et un filet protecteur. Une frontière indispensable, comme au hockey-sur-glace, sauf qu’ici le sol est plus chaleureux, moins glissant, et que pour l’arpenter les athlètes lacent à leurs pieds une paire de roller.

Il ne faut pas se tromper dans la lecture de la performance de nos champions en pantalons blancs et marinières… C’est déjà un immense exploit de parvenir à se déplacer sur des roulettes avec une telle aisance qui frôle parfois la virtuosité, le tout en maniant une crosse et un palet qu’il s’agit de guider jusqu’à un but adverse bien gardé, avec en plus un degré d’engagement impressionnant et une intensité folle qui semblent faire partie de l’ADN de ce sport. Alors peu importe les buts, le score, qui joue, qui gagne, qui perd, quels visages se cachent sous les casques et les numéros: il suffit pour apprécier pleinement le moment de fixer son attention quelques secondes de suite sur un même corps, ses courbes en marche arrière, en marche avant, ses boucles pour se replacer ou se démarquer, ses luttes avec son accessoire et ses nerfs pour la conquête de l’objet tant désiré…

Un scénario de match indécis jusqu’à la dernière minute

Mais il y avait tout de même un match, deux adversaires, un score final ; alors arrêtons-nous sur le contenu de cette bataille fantastique, jusqu’au bout indécise. La course poursuite démarrait très tôt avec l’ouverture du score des visiteurs venus de Grenoble, dès la 4e minute. Joao Perez égalisait puis Gordon Chasseriaud (à l’image) donnait l’avantage aux Hawks, quelques secondes avant l’égalisation… 8 minutes de jeu, 2-2, un début de partie giflant pour le profane non habitué à ce rythme effréné. De nouveau devant grâce à Benjamin Bellotte (19e), nos Dalleux concédaient le 3-3 juste avant la pause à l’issue de deux minutes en infériorité.
Pas de quoi entamer leur fougue puisqu’ils accéléraient dès la reprise en menant très vite de deux unités grâce à William Rave puis Melvin Voile (5-3). Mais l’adversaire revenait dans la rencontre et faisait craquer la défense angevine, pénalisée par quelques infériorités : 5-4, 5-5, puis 5-6 à 3 minutes de la fin… Alors, on tentait le tout pour le tout dans les derniers instants en poussant fort, puis en sortant le gardien pour un joueur supplémentaire, ce qui faillit payer avec plusieurs moments chauds sur le but grenoblois. Mais c’est finalement un contre achevé dans le but vide qui clôturait la marque et ce scénario cruel pour nos Angevins (5-7).

Une équipe rajeunie qui reconstruit un collectif et des ambitions

Vous l’aurez compris, on ne peut pas, au moins une fois dans la saison, ne pas aller vivre un match de roller-hockey de notre club local, dont l’équipe première évolue au sein de l’élite nationale avec 9 autres formations. Ce club atypique qui depuis sa création il y a 26 ans est devenu une place forte de la discipline avec 4 titres de champion de France et 2 coupes de France. Depuis deux saisons, c’est une équipe rajeunie qui se reconstruit une expérience collective en même temps que des ambitions, qui (re)viendront avec le temps. Sur le terrain, personne ne triche avec l’effort, le hashtag #LaDalleAngevine imprimé sur les équipements étant respecté à la lettre. Et pour guider cette belle troupe, on peut faire confiance à quelques anciens comme le capitaine Jean-François Ladonne et l’entraîneur-joueur Charly Hallard qui nous livre en conclusion sa réaction d’après-match:

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