4 septembre 2017

Claire Supiot, objectif olympique 32 ans après

#Association. Nous vous présentons les 5 projets retenus par le jury LDA dans le cadre de la première édition de l’appel à projets sportifs lancé par #LaDalleAngevine. 5 projets qui bénéficient de la part de l’association d’un accompagnement à la fois financier et médiatique. 3ème épisode avec la nageuse Claire Supiot qui ambitionne, 32 ans après avoir participé aux JO de Séoul, de se qualifier pour les Jeux Paralympiques de Tokyo en 2020.

Par Valentin Deudon – Photos www.ffnatation.fr

Entendre Claire Supiot raconter son parcours de sportive de haut niveau, de ses premiers titres de nageuse valide à sa renaissance en tant qu’athlète handisport, c’est être traversé par des émotions comme seul le sport peut en procurer. Son histoire est fascinante, sa personnalité attachante et sa force mentale considérable. Multiple championne de France dans les années 80 sur 100 et 200 mètres papillon, celle qui a vu le jour à Angers en 1968 a connu la consécration en disputant les Jeux Olympiques de Séoul en 1988. La natation s’est ensuite peu à peu éloignée pour laisser place à des vies professionnelle et de famille bien remplies. « Puis la maladie s’est invitée », poursuit Claire Supiot. « On m’a diagnostiqué en 2008 la maladie de Charcot-Marie-Tooth, une affection neurologique avec une atteinte des muscles distaux. J’étais alors une maman de 3 enfants, divorcée, handicapée, avec une activité professionnelle à temps plein ».

La renaissance sportive à partir de 2015art

Autant dire que le sport ne fait logiquement plus partie de ses préoccupations. Pourtant, quelques années plus tard, à la faveur d’une amie qui lui propose de l’accompagner à un cours d’aquagym, Claire retrouve des sensations. « Tout doucement, j’ai repris goût à l’effort. Et très vite, ça ne m’a plus suffi. J’ai eu envie de retourner dans le bassin, d’en faire plus ». C’est ainsi qu’avec son frère Marc, entraîneur, elle se prépare pour une saison 2015-2016 qui sera celle de la renaissance. « Le virus était revenu, avec l’envie de me lancer un défi, celui d’être la première nageuse à disputer des Jeux Olympiques et Paralympiques ». Passée tout près de Rio en 2016, elle repart au combat avec Tokyo 2020 en ligne de mire.

« Mon âge et mon handicap sont devenus les aliments pour nourrir ma motivation »

Licenciée au club d’Angers Natation qui va ouvrir cette saison une section handisport, Claire s’entraîne dur (2 séances par jour tôt le matin et tard le soir), enchaîne les compétitions (en valide et en handisport) et récolte la saison dernière 3 titres de championne de France (2 aux Maîtres valide sur 400 et 1500 mètres crawl, un aux France Elite Handisport sur 100 mètres papillon) ! Lancée vers son objectif olympique, notre Dalleuse est portée par une envie décuplée. « C’est un projet complètement fou », explique Claire, qui occupe aujourd’hui le poste de référente Handisport au département du Maine-au-Loire. « Mais mon âge et mon handicap sont devenus les aliments pour nourrir ma motivation. Je veux me dépasser, rendre fier mes enfants, ceux qui me soutiennent, ma ville. Et inciter tous les Angevins à oser aller chercher cette force, cette Dalle Angevine qui sommeille en eux ».

 >> Découvrez en détail le projet des 4 autres lauréats de l’appel à projets sportifs 2017…

Claire Supiot : « Une aide qui arrive au bon moment »
« Je suis heureuse d’avoir su susciter de la confiance et de l’intérêt à travers ma candidature. #LaDalleAngevine nous montre le chemin, au-delà des mots et des postures elle a le courage et l’énergie pour agir pour le mouvement sportif, pour les athlètes. Son exemple me motive pour progresser et me booste mentalement ! Mes proches, le club d’Angers Natation de course et moi-même avons énormément investi durant ces 2 premières années, aussi cette aide financière arrive au bon moment. Elle va redonner une dynamique pour m’acheter de l’équipement, participer à plus de compétitions, de stages… La couverture médiatique pourra également être fédératrice pour aller vers d’autres entreprises et leur donner envie de vivre ce pari fou mais réalisable ! ».

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