26 août 2021

À Tokyo, Claire Supiot entre dans l’histoire du sport français

#Événement. 33 ans après être devenue olympienne à Séoul en 1988, notre lauréate 2017 s’apprête à entrer dans l’histoire à Tokyo 2020 en devenant la première athlète française à participer à la fois aux Jeux olympiques et paralympiques.

Photos : Théo Bariller-Krine

Le sport, c’est bien entendu des performances, de la compétition, des records. Mais c’est avant tout des femmes et des hommes incroyables ! Claire Supiot fait sans aucun doute partie de ces sportifs qui nous inspirent et nous font tant rêver. Après avoir participé aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988, à seulement 20 ans, elle découvre qu’une maladie héréditaire atrophie les muscles de ses jambes. Abandonner ? Jamais ! L’angevine reprend même la compétition en natation handisport en 2015 et se qualifie pour les Jeux Paralympiques de Tokyo 2020. Inspirante, courageuse, déterminée, découvrez le superbe parcours de Claire Supiot.

Une « première » carrière valide au top français

Inspirée par Marc Supiot, son grand frère, Claire a toujours baigné dans la natation. Entre 1984 et 1988, elle remporte 9 titres nationaux et établit le record de France du 200 m papillon. Elle intègre logiquement l’équipe de France dès 16 ans. En 1988, Claire réalise son rêve et participe aux Jeux Olympiques à Séoul. Elle a seulement 20 ans ! Éliminée dès les qualifications, elle met un terme à sa carrière juste après l’événement.

 

L’acceptation du handicap : force mentale et inclusion sociale

En 2008, Claire découvre qu’elle est atteinte d’une maladie héréditaire appelée Charcot-Marie-Tooth. Cette maladie atrophiant les muscles des jambes induit notamment chez Claire une faiblesse musculaire aux mollets. Un premier temps difficile à accepter, la Dalleuse a fait preuve de résilience pour rebondir : « Je veux être une mamie en forme » confie-t-elle. C’est alors qu’elle reprend les cours d’AquaGym avec sa voisine. Très vite, le goût du chlore lui rappelle de bons souvenirs… En 2015, elle reprend alors goût à la natation en compétition. Elle se lance un défi fou : se qualifier pour les Jeux Paralympiques !

Tokyo : l’aboutissement d’un projet sportif et du travail d’une équipe

Claire entre ainsi dans le monde de la natation handisport et les résultats ne tardent pas à venir. Avec un mental d’acier, elle remporte à Dublin une médaille d’or aux championnats d’Europe de 2018, 10 ans après la découverte de sa maladie ! En 2019, elle décroche le bronze au 100 m nage libre aux championnats du monde. Aux championnats de France en 2020, elle fait tomber le record national du 100 m papillon, le record d’Europe du 50 m nage libre et le record du monde du 100 m nage libre. “Je savoure chaque moment parce que c’est, je ne dirais pas une renaissance mais pas loin, parce que mon corps répond !” dit-elle. Au-delà des médailles et avant même de participer aux Jeux Paralympiques, Claire Supiot a déjà gagné. Elle nous prouve qu’avec de la volonté, aucun rêve n’est trop grand.

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