13 décembre 2017

SCO Rugby, un projet pour l’avenir

#SportEntreprendre. Après une première session réussie, le SCO Rugby organise une deuxième saison de son projet « un essai transformé pour l’emploi ». Une initiative peu commune qui mêle sport collectif et insertion dans le monde professionnel.

Par Mathieu Mercier

C’est un projet particulier, pionner même, dans le monde du rugby. A savoir un club qui associe son nom et ses sponsors pour aider des personnes sans emploi, issues de quartiers prioritaires de la politique de la ville d’Angers, à s’insérer ou se réinsérer dans le monde professionnel. Si une telle action a déjà vu le jour dans le milieu du football, jamais un club de rugby ne s’était engagé de la sorte. Et l’objectif est pour le moins ambitieux. A travers le rugby (plus de 100 heures de pratique), sport collectif par essence, il s’agit d’accompagner les 24 candidats sélectionnés vers un emploi durable (c’est-à-dire au-delà de 6 mois). Pour cela, 70 heures de stage en entreprise et plus de 200 heures de formation leur seront proposées.

« Nous nous tournons vers les quartiers, pour les amener au rugby et leur trouver un emploi »

« Nous touchons en général une catégorie sociale aisée. Là, nous nous tournons vers les quartiers, pour les amener au rugby. Et leur trouver un emploi ». Jean-Benoît Portier, président du SCO Rugby, le sait : le pari est risqué. A priori compliqué, l’objectif est néanmoins des plus intéressants. Ainsi à travers ce projet le club ligérien va au-delà de la pratique sportive et remplit un rôle social : réunir des individus provenant de différents horizons et les accompagner dans l’emploi. Et c’est parce que le rugby véhicule ses désormais célèbres valeurs que le projet prend un sens particulier. Le président angevin insiste d’ailleurs sur ce point : « Il faut mobiliser les valeurs qui sont les nôtres : la solidarité, la diversité, le vivre ensemble. Car, les valeurs du rugby, ce sont les valeurs de la vie mais aussi du travail ».

Utiliser le sport comme révélateur de potentiels et de talents

Après Daniel Dubroca l’an dernier, c’est un autre ex-international français qui parraine cette nouvelle édition, Sylvain Marconnet (84 sélections avec le maillot frappé du coq). Le sport ayant une place à part entière dans ce projet, il a sauté le pas et s’est engagé aux côtés du SCO : « Un club de rugby, c’est souvent plus qu’un club de sport. C’est un lieu de vie mais c’est aussi un lien social entre les hommes et la solidarité est dans notre ADN ». Avec plus de 100 heures de pratique du rugby, l’objectif est de quantifier la motivation des candidats mais aussi leur esprit d’équipe, critères premiers de sélection. Le SCO Rugby croit ainsi au pouvoir du sport comme révélateur de potentiels et de talents. La saison 2 est bien lancée puisque cette semaine se déroule à la Baumette les dernières sélections avant le début de la formation, le 20 décembre.

Un projet en 3 étapes : sélectionner, former, intégrer

SELECTIONNER
24. Comme le nombre de candidats retenus au terme des différents ateliers de sélections qui se déroulent cette semaine sur les terrains de rugby de la Baumette. L’an dernier, 90 personnes de 16 à 30 ans, hommes et femmes, s’étaient présentées pour le processus de sélection.

FORMER
400. C’est le nombre d’heures de formation proposées aux candidats à partir du mois de décembre. 210 heures de contenus divers en salle, 120 heures de pratique sportive (rugby, foot, hand), 70 heures de stage au sein des entreprises engagées dans le projet et également partenaires du SCO Rugby.

INTEGRER
79. Le pourcentage de candidats sortis avec un contrat lors de la saison 1. Car au terme de la phase de formation, si le stagiaire a donné satisfaction, il est accompagné au sein de l’entreprise pour la préparation d’un éventuel contrat ou formation par alternance. En cas d’échec, le club s’engage à accompagner le stagiaire vers de nouveaux horizons.

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