23 novembre 2022

Geoffrey Brassart, les Jeux en ligne de mire

#LesIndispensables. Licencié au SCO Volley depuis trois décennies, Geoffrey Brassart, 43 ans, arbitre désormais au plus haut niveau national, en salle comme en beach-volley. Un passionné de sports qui pourrait même participer en 2024 aux Jeux Olympiques… Rencontre !

Texte : Valentin Deudon
Photos : Franck Potvin

Le rêve olympique n’appartient pas qu’aux athlètes de haut niveau. C’est une flamme qui brûle aussi chez ceux dont le maillot diverge, ceux qui surplombent les joueuses ou les joueurs du haut d’une immense chaise, sifflet en bouche, observant chaque seconde de jeu avec une attention suprême… Eux aussi ont leur élégance gestuelle, leur préparation spécifique, leurs doutes qui les aident à devenir plus performants. Eux aussi ont leur Graal à atteindre. Celui de Geoffrey Brassart ? Paris 2024 donc, qu’il pourrait vivre en tant que juge de ligne dans les épreuves de beach-volley ! «Rien n’est encore décidé, mais je ne cache pas que j’ai très envie d’y être. La phase de sélection a démarré fin septembre avec le Paris Beach Pro Tour, un tournoi international disputé à Roland-Garros et auquel j’ai participé. Je reste concentré et disponible pour la suite, afin de me donner toutes les chances», explique cet Angevin licencié au SCO Volley depuis ses 13 ans ; comme joueur (en équipe première en N2 ou N3 pendant plus de 15 ans), éducateur (il a aussi coaché les féminines du club de Vihiers) et arbitre donc.

Le volley-ball, une passion émancipatrice

A 43 ans, il officie aujourd’hui au plus haut niveau national, en beach depuis 2005 et les prémices de la discipline, mais aussi en salle, comme premier ou second arbitre depuis deux ans en Ligue A masculine ou féminine, puisqu’il fait partie du panel des 28 officiels désignés à chaque journée au sein de ces divisions professionnelles. Trop âgé à présent pour postuler au niveau international, il se régale le week-end au contact de l’élite de son sport: «J’étais vendredi dernier à Saint-Nazaire (à l’image ci-dessous, ndlr) pour le derby contre Nantes, entre le 3e et le 4e. La salle était pleine, une superbe ambiance et un gros match», se souvient avec enthousiasme le natif de Beaupréau. Car le volley-ball représente pour lui une passion durable en même temps qu’il fut un véritable espace d’émancipation: «J’ai joué pour la première fois l’été de mes 13 ans, sur une plage avec mon père, et j’ai de suite accroché. Avant, je n’étais pas du tout sportif, plutôt quelqu’un de timide et d’introverti. Grâce au volley, j’ai appris énormément, au-delà de sa pratique. Et au sein du club, j’ai trouvé un socle, une famille, un lieu où je me sentais bien».

Responsable technique des compétitions à l’UGSEL

Voilà comment une rencontre fortuite avec un ballon et un filet peut décider le destin d’une vie. Car le monde du sport, l’organisation du jeu comme la défense de ses vertus, est devenu le quotidien de Geoffrey Brassart. Formé à l’IFEPSA à Angers et dans la filière STAPS, il a longtemps occupé le métier de professeur d’EPS dans des établissements du département (où il a notamment eu comme élève une certaine Amandine Brossier au lycée Sainte-Marie de Cholet !), avant de se voir proposer il y a cinq ans un poste de responsable technique des compétitions pour l’UGSEL nationale, la fédération sportive éducative de l’enseignement catholique, au sein des établissements scolaires privés donc: «Je m’occupe de la logistique et de l’organisation des compétitions au niveau national pour deux sports majeurs, l’athlétisme et la natation. Et je suis également chargé de projet en informatique dans le but d’améliorer les outils utilisés par notre réseau». Son poste étant basé à Paris, il voyage régulièrement entre la capitale, les salles de Ligue A ou les tournois de beach-volley pour arbitrer, et Brissac où il réside et télé-travaille à l’occasion: «C’est très rythmé, beaucoup de mobilité, mais j’aime cet équilibre».

Avec Béatrice, un couple d’arbitres de volley

A la maison, le sport n’est jamais bien loin non plus, avec deux fils licenciés au club de football de l’ESA Brissac, mais également grâce à sa femme, Béatrice, rencontrée sur les terrains il y a plus de vingt-cinq ans, et elle aussi professeure d’EPS, joueuse et arbitre de volley licenciée au SCO ! Ils ont d’ailleurs officié ensemble il y a quelques jours, au sein d’une division d’élite destinée aux équipes Réserves des clubs professionnels. «Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé», précise dans un grand sourire celui qui est aussi élu à la Ligue des Pays de la Loire au sein de la commission arbitrage, qui gère les désignations ainsi que le suivi des arbitres. Il faisait également partie en 2006 des fondateurs du club de l’Anjou Beach Volley, disparu aujourd’hui. Vous l’aurez compris, Geoffrey Brassart est de ceux qui s’impliquent pour organiser et faire vivre son sport en particulier, le sport en général. Le genre d’indispensable que tous les Angevines et les Angevins seraient fiers de voir occuper un rôle lors des prochains JO en 2024, à l’occasion des épreuves de beach-volley qui se joueront sur le doux sable d’un stade éphémère qui laisse lui aussi rêveur, puisqu’il sera situé sur le Champ-de-Mars au pied de la Tour Eiffel !

Juge de ligne au beach-volley, un rôle plus mobile

Quelle est la réalité «physique» d’un arbitre de volley ? En salle, le premier arbitre, situé en hauteur sur une chaise, comme le second, posté en face et proche d’un des poteaux soutenant le filet, ont relativement peu de mobilité. «La fatigue est plutôt mentale, nerveuse», précise l’Angevin. «Sachant que les matchs peuvent parfois durer près de trois heures quand ils se jouent en cinq sets». Au haut niveau, les arbitres bénéficient d’une assistance vidéo, et en fonction des matchs, télévisés ou non, de deux juges de ligne. En beach-volley en revanche, le rôle occupé par Geoffrey Brassart dans la perspective des Jeux demande une toute autre activité… «En beach, le juge de ligne doit bien sûr observer si la balle touche le sol à l’intérieur ou à l’extérieur du terrain, ou si elle est touchée par un joueur, mais il doit aussi constamment se déplacer entre les échanges pour bien remettre en place la ligne qui est mouvante sur le sable. Dès qu’elle bouge ou est piétinée, il faut veiller à la replacer après avoir aplani le sable. Un effort d’autant plus engageant que le format des tournois nous oblige à arbitrer beaucoup de matchs sur quelques jours».

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